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Joachim Löw : La fin d’une ère

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Joachim Löw : La fin d’une èreLa bombe du jour nous vient d’Outre-Rhin. Nous avons en effet appris ce matin que Joachim Löw, le sélectionneur de la Mannschaft, quitterait ses fonctions à l’issue de l’Euro qui aura lieu cet été. Retour sur 15 ans de hauts et de bas.

Un règne long de 15 années

D’abord adjoint de Jürgen Klinsmann entre 2004 et 2006, Joachim Löw reprenait le flambeau après la Coupe du Monde disputée dans son pays. Mais comment expliquer une telle longévité ? Premièrement par ses qualités de tacticien ayant joué en sa faveur. Lorsque Klinsmann était arrivé à la tête de la sélection en 2004, ce dernier avait expliqué que Löw lui avait « comme personne d’autre » expliqué la manière de jouer d’une défense à 4. Deuxièmement, ses bons résultats ont également été primordiaux. Bien que souvent critiqué par la presse allemande et l’opinion publique, les résultats parlent en faveur de Löw. Une 3ème place au mondial sud-africain, une Coupe du Monde en 2014, deux demi-finales d’Euro (2012 – 2016) et une finale perdue dans cet exercice (contre l’Espagne en 2008) plaçaient l’Allemagne comme nation dominante du football mondial. Enfin, sa capacité à gérer un groupe a également été fortement soulignée au fil des années.

Ayant marqué l’histoire du football allemand, son départ signe évidemment la fin d’une ère. « Je fais ce pas très consciemment, plein de fierté et d’énorme gratitude, mais en même temps je continue à être très motivé sur le prochain Championnat d’Europe » déclarait ce matin le sélectionneur allemand.

La Coupe du Monde 2018 comme un tournant

Comme indiqué précédemment, les résultats obtenus par la Nationalmannschaft ont permis à l’équipe de s’affirmer comme l’une des meilleures sélections du monde. Cependant, tout a changé lors de la Coupe du Monde russe. Tout le monde le sait, il est difficile d’évincer des joueurs possédant un statut de champion du monde. C’est certainement ce qui a joué contre le sélectionneur allemand en 2018. Lors de son premier match, Löw alignait une équipe très expérimentée mais dont la forme de ses joueurs cadres posait des questions. Battue par le Mexique (0-1) pour son entrée en lice, l’Allemagne ne s’attendait certainement pas à connaitre un mondial si compliqué. Triomphants de la Suède (2-1) grâce à un exploit personnel de Toni Kroos à la 95ème minute, les allemands s’étaient effondrés contre la Corée du Sud lors du 3ème match (2-0), entérinant ainsi leur élimination.

Une remise en question obligatoire

Critiqué mais maintenu à la tête de la sélection, « Jogi » a du rebondir. Oscillant entre les mauvais résultats et les matchs encourageants, faisant face au conflit entre Özil et la fédération allemande et devant gérer les cadres, Löw a eu beaucoup de travail. Il a, de fait, été contraint de faire des choix et a prit la décision de mettre fin aux statuts de « privilégiés » dont jouissaient les joueurs champions du monde.

Out les Boateng et Müller, le sélectionneur allemand convoquait de nouveaux visages tels que Kehrer, Goretzka ou encore Werner, aujourd’hui tous connus du grand public. Changement également au niveau de son système de jeu. Lors de sa victoire au mondial 2014, l’Allemagne évoluait dans un 4-2-3-1 avec deux milieux récupérateurs (Khedira et Schweinsteiger). Cependant, avec l’émergence de jeunes joueurs dont le style de jeu a évolué, le sélectionneur allemand à désormais tendance à opter pour un 4-3-3 ou un 4-3-4, s’appuyant notamment sur la vitesse de son trident offensif (Sané – Werner – Gnabry).

Des changements qui ont apporté de la fraicheur et des résultats satisfaisants avec notamment une première place de groupe lors des éliminatoires pour l’Euro 2020, devançant les Pays-Bas. Ces résultats furent plus mitigés à l’occasion de la poule de Nations League, l’Allemagne ne comptant que 2 victoires en 6 matchs (3 nuls, 1 défaite) avec une gifle 6-0 infligée par l’Espagne.

À 61 ans, Joachim Löw disputera donc sa dernière compétition internationale à la tête de l’équipe qu’il a lui même façonnée, jonglant entre gloire et déceptions. Certains de ses accomplissements resteront dans la mémoire commune tels que l’humiliation infligée au Brésil en demi-finale de SA Coupe du monde en 2014 (7-1) ou encore sa victoire en Coupe des Confédérations.

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