Equipe de France : rendez-vous le 13 juillet

On se souvient forcément de cette phrase, répétée inlassablement par Raymond Domenech afin de répondre aux journalistes, quant aux questions sur l’Equipe de France et ses chances pour le Mondial 2006 : « rendez-vous le 9 juillet ». Une réplique rentrée dans l’histoire du football français, tant elle fut proche de mener les Bleus jusqu’à la victoire finale.

Et pourtant, lorsqu’elle débarque en Allemagne pour disputer la Coupe du Monde, la sélection tricolore arrive sur la pointe des pieds. Certes, elle a fini en tête de son groupe de qualification, devant la Suisse. Mais les matchs nuls face à la Nati, Israël et l’Irlande sont loin d’avoir rassuré. Personne, à ce moment, n’a fait de l’Equipe de France l’un de ses favoris.

On pourrait donc plus ou moins comparer la situation des Bleus de 2006 à ceux d’aujourd’hui. Du moins dans le sens où ils ne sont pas attendus, et donc à priori libérés de toute pression. Evidemment, des différences persistent. Alors que des joueurs tels que des joueurs tels que Barthez, Thuram, Vieira, Zidane ou encore Henry composaient l’équipe, l’absence de cadres pourrait cette fois nous être préjudiciables. On pense notamment à Franck Ribéry. Mais il se peut que, dans cette situation, certains se révèlent et se découvrent l’âme d’un leader. Karim Benzema, Blaise Matuidi ou encore Mathieu Valbuena pourraient convenir, dans ce rôle.

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Inévitablement, pour aller loin, il faudra une part de réussite. Et si l’on croit aux signes du destin, peut-être que si l’on croit très fort à cette affirmation : « rendez-vous le 13 juillet », comme ce fut le cas en Allemagne, nous connaîtrons le même parcours. Avec un dénouement plus heureux, bien entendu.

Ce soir, c’est le match d’ouverture de la Coupe du Monde 2014 : Brésil – Croatie. C’est évidemment un très grand rendez-vous. Mais le moment tant attendu par tous les supporters tricolores, c’est l’entrée en lice de Didier Deschamps et de ses hommes, ce dimanche. Jusque là, la rédaction de Les-Transferts vous propose de patienter en revivant les moments forts de l’épopée de 2006.

Les phases de poule

Avant d’affronter le Togo lors de la dernière journée du groupe G, la France est bien loin d’imaginer la suite des événements. Car la qualification est des plus compromises. Après les matchs nuls face à la Suisse et à la Corée du Sud, la victoire est impérative face au Togo. Sous peine de revivre l’échec cuisant de l’édition précédente.

C’est donc le soulagement pour tout un peuple, lorsque Patrick Vieira ouvre le score dans un match où la France domine de la tête et des épaules. Six minutes plus tard, Thierry Henry portera le score à 2 buts à 0, et assurera le billet des Bleus pour les huitièmes de finale.

L’Espagne à contre-courant

C’est dans un contexte bien particulier que va se jouer le huitième opposant la France à l’Espagne. Durant cinq ans, Zinedine Zidane a porté le maillot du Real Madrid. Et avant la fin de la saison, il a annoncé que 2006 serait l’année de sa retraite, en tant que joueur. Un mélange de sentiments partage donc la presse espagnole : regret de voir le Français finir sa carrière en étant éliminé si tôt dans la compétition et de devoir le pousser vers la sortie, mais certitude de passer à ses dépens.

Car la Roja est la grandissime favorite de ce match. Ca part d’ailleurs très bien pour elle, puisqu’elle ouvre le score sur pénalty par David Villa. C’était avant que Ribéry ne sonne la révolte sur une très belle égalisation, et avec une joie très démonstrative. Il était alors écrit que les cadres que sont Vieira et Zidane finiraient le travail.

Le récital Zidane

A l’instar des Espagnols, les Brésiliens sont certains de mettre Zidane à la retraite. Du moins, dans la presse. Car il est évident que les joueurs auriverdes ne considéraient les choses comme aussi simples. Et s’ils avaient raison de se méfier, ils n’ont toutefois rien pu faire, face à un Zinedine touché par la grâce.

Avant la rencontre, les médias français ressassent sans arrêt le fait que les deux meilleurs joueurs offensifs de l’équipe, Zidane et Henry, n’aient que trop rarement été décisifs ensemble. En mettant en exergue le fait que le buteur attitré n’ait jamais marqué sur une passe de son compère. Evidemment, ce fut chose faite. Au meilleur des moments.


Le piège portugais évité

C’est indéniablement l’équipe que l’on attendait pas forcément à ce stade de la compétition. Car sur le papier, elle semblait potentiellement moins forte que certains des adversaires qu’elle a affrontés. Mais elle s’est tout de même offert le scalp des Pays-Bas et, dans un match plus que houleux, de l’Angleterre. Dans cette compétition, les Portugais ont véritablement forgé quelque chose, et trouvé une très belle cohésion d’équipe, dans l’animation du jeu.

Face à la France, ils dominent largement les débats. Le tournant du match sera la très légère faute de Ricardo Carvalho sur Thierry Henry, dans la surface de réparation. Zidane n’en demandait pas tant, et ne se fera pas prier pour convertir cette occasion en or de rejouer une finale de Coupe du Monde, 8 ans après.


Dominer n’est pas gagner

Italie – France, une issue d’une tristesse absolue. On retiendra le génie de Zizou, sur cette panenka fantastique réalisée face à Gianluigi Buffon, et ce coup de sang à l’encontre de Marco Materazzi.


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