Tottenham envisage de revoir sa politique salariale et d’investir massivement cet été pour relancer son projet sportif.
Le climat est lourd au nord de Londres. Entre pression sportive et urgence stratégique, Tottenham aborde la dernière ligne droite de la saison dans une position inhabituelle. Loin des ambitions affichées ces dernières années, le club londonien navigue dangereusement près de la zone rouge.
Classés 16e de Premier League, les Spurs ne comptent que quatre points d’avance sur la relégation. Une situation qui oblige la direction à envisager des décisions structurelles majeures, notamment sur la politique salariale.
Une masse salariale inférieure aux standards du “Big Six”
Tottenham affiche actuellement la masse salariale la plus basse parmi les clubs du « Big Six ». Pour la saison 2023-2024, elle s’élève à environ 222 millions de livres sterling. Cela repésente presque deux fois moins que celle de Manchester City, estimée à 413 millions de livres.
Ce déséquilibre illustre une stratégie longtemps défendue par l’ancien président exécutif Daniel Levy : maîtrise des coûts et prudence budgétaire. Toutefois, la corrélation entre masse salariale et classement en championnat est aujourd’hui difficile à ignorer.
Selon The Guardian, une source proche du Lewis Family Trust, propriétaire du club, reconnaît que cette approche doit évoluer pour rester compétitif.
Un tournant amorcé sur le marché des transferts
Malgré cette retenue historique, des signaux de changement sont apparus. L’arrivée de Conor Gallagher pour 35 millions de livres, assortie d’un salaire estimé à 200 000 livres hebdomadaires, marque une inflexion claire.
D’autres recrues telles que Xavi Simons et Mohammed Kudus témoignent d’une volonté d’élever le niveau technique et offensif de l’effectif.
Ces investissements pourraient n’être qu’un prélude à une restructuration plus profonde si le maintien en Premier League est assuré.
Relégation : le scénario à éviter absolument
Le maintien constitue la condition sine qua non d’un plan ambitieux pour l’été. Une relégation bouleverserait les projections financières et retarderait toute refonte salariale significative.
La fragilité actuelle s’explique aussi par une série de blessures qui a lourdement affecté la rotation. Les absences répétées ont accentué les limites d’un effectif jugé trop court pour répondre aux exigences d’un championnat aussi compétitif.
Un changement de cap assumé par la direction
Le nouveau dirigeant Vinai Venkatesham a récemment laissé entendre que les cordons de la bourse pourraient être desserrés. La crise actuelle renforce cette conviction : pour aspirer à retrouver le haut du tableau, Tottenham devra aligner sa masse salariale sur celle de ses concurrents directs.
L’équation est simple : attirer et retenir des talents de premier plan implique une politique salariale plus agressive.















