La Liga lance une initiative inédite contre le piratage en Espagne : 50 € seront versés à toute personne signalant la diffusion illégale.
La lutte contre le piratage audiovisuel connaît une nouvelle étape en Espagne. Les diffuseurs multiplient les investissements pour garantir une couverture de qualité de la Liga. Toutefois, les pertes liées aux retransmissions illégales continuent de peser lourdement sur l’économie du football. Dans ce contexte tendu, l’instance dirigeante du championnat espagnol affine sa stratégie et mobilise désormais le grand public.
Une offensive renforcée contre le piratage
La Liga a identifié le secteur de l’hôtellerie-restauration comme l’un des principaux foyers de diffusion illégale des rencontres. Bars, cafés, restaurants ou encore points de paris sportifs constituent un maillon sensible de la chaîne de piratage. Selon les estimations communiquées par l’organisation, les pertes annuelles se chiffrent en dizaines de millions d’euros.
Pour enrayer ce phénomène, la Liga a décidé d’impliquer directement les citoyens. Une initiative inédite a ainsi été lancée. Elle repose sur un principe simple : récompenser financièrement toute personne signalant un établissement diffusant des matches sans autorisation légale.
Une récompense financière pour les lanceurs d’alerte
D’après les informations communiquées par la Liga, un montant de 50 euros sera versé à chaque signalement jugé valide. Cette prime concerne spécifiquement les bars, restaurants et salles de paris qui diffusent illégalement des matches du championnat espagnol. L’objectif est de multiplier les signalements et accroître la pression sur les établissements récalcitrants.
Le canal de signalement officiel de la Liga
L’organisation a mis en avant son Whistleblowing Channel, un outil présenté comme sécurisé, confidentiel et facile d’utilisation. Via la plateforme La Liga Bares, les utilisateurs peuvent transmettre leurs signalements.
La procédure repose sur des éléments visuels précis. Lors d’une diffusion légale, un pictogramme officiel apparaît à l’écran. L’absence de ces indicateurs constitue un premier signal d’alerte. Les témoins sont alors invités à joindre des images ou des preuves visuelles afin de permettre une vérification rapide par les services compétents.













