Juventus freinée à Lecce : Jonathan David rate un penalty, prolonge sa disette et symbolise les difficultés offensives des Bianconeri en Serie A.
L’atmosphère du Via del Mare avait tout d’un rendez-vous piège. Dans un contexte de lutte pour les places du podium en Serie A, la Juventus savait que le moindre faux pas pouvait peser lourd. Pourtant, au terme d’un match frustrant conclu sur un score de parité (1-1), les Bianconeri sont repartis avec plus de doutes que de certitudes.
Une Juventus dominatrice mais terriblement inefficace
Sur le plan du jeu, la Juventus a longtemps imposé son tempo. La possession, les situations dans le camp adverse et la pression constante exercée sur la défense de Lecce traduisaient une certaine maîtrise collective. Mais cette domination est restée stérile. Comme trop souvent cette saison, la Vieille Dame a péché dans le dernier geste.
L’ouverture du score de Lecce, signée Lameck Banda, est d’ailleurs intervenue contre le cours du jeu. Weston McKennie a remis les deux équipes à égalité en deuxième mi-temps. Mais après cette égalisation, la Juventus n’a jamais su tuer le match.
Jonathan David, une spirale négative qui s’aggrave
La rencontre a surtout mis en lumière la période extrêmement délicate traversée par Jonathan David. L’attaquant canadien, arrivé avec l’étiquette d’un buteur fiable, traverse une disette qui commence sérieusement à inquiéter. Auteur d’un seul but en Serie A depuis le début de la saison, David reste muet depuis plus de onze heures de jeu en championnat.
Face à Lecce, il a incarné ce manque de tranchant offensif. Sa tête, pourtant bien placée, a été repoussée par un Wladimiro Falcone impérial. Mais c’est surtout son penalty manqué à la 66e minute qui a cristallisé les critiques : une frappe trop axiale, sans conviction, repoussée du pied par le portier adverse. Une occasion en or envolée, qui aurait pu offrir trois points cruciaux à la Juventus.
Une confiance en berne et des signaux préoccupants
Au-delà du simple raté, ce penalty manqué raconte beaucoup de choses. Le choix d’une frappe plein centre, peu puissante, traduit un manque de confiance évident. Jonathan David ne semble plus jouer libéré, et chaque occasion manquée alourdit un peu plus le poids sur ses épaules. Dans une équipe où la pression du résultat est permanente, cette spirale peut devenir difficile à inverser sans un déclic rapide.
Le contraste est saisissant avec l’image du buteur clinique qu’il incarnait auparavant. Aujourd’hui, ses déplacements sont parfois hésitants, son timing perfectible, et son langage corporel trahit une frustration croissante.















