La Confédération Africaine de Football (CAF) a retenu une peine sévère contre Samuel Eto’o, président de la Fédération camerounaise de Football (FeCaFoot).
Quelques jours après l’élimination de son pays, le Cameroun, de la Coupe d’Afrique des Nations, Samuel Eto’o est frappé par une mesure disciplinaire infligée par l’instance dirigeante du football africain. La CAF a rendu une décision portant sur quatre matchs de suspension et une amende de 20 000 dollars (11 millions de francs CFA) contre Samuel Eto’o.
Cette décision a été prise à l’issue d’une procédure disciplinaire accélérée. Elle prive donc le président de la FeCaFoot de toute présence officielle auprès de l’équipe nationale du Cameroun pour ses quatre prochaines rencontres d’une compétition organisée par la CAF. À l’origine de la sanction, la réaction publique et physique du président de la FeCaFoot lors du match entre le Maroc et son pays, le Cameroun.
Les faits
Il est notamment reproché à l’ancien buteur du FC Barcelone et de l’Inter Milan d’avoir exprimé de façon véhémente, exagérée et indigne de son rang, son désaccord face à une décision arbitrale après une action litigieuse impliquant l’attaquant camerounais Bryan Mbeumo.
Les images avaient montré Samuel Eto’o enragé dans les tribunes. L’ancien numéro 9 des Lions indomptables est allé même jusqu’à se retourner vers le président de la Fédération marocaine, Fouzi Lekjaa et celui de la CAF, Patrice Motsepe pour manifester sa colère.
Réaction de la FeCaFoot
Quelques instants après l’officialisation de la sanction de son président, la FeCaFoot a publié un communiqué dans lequel elle dénonce une procédure disciplinaire « dépourvue de toute motivation. » Elle dit constater que « la procédure expresse aboutissant à cette décision soulève de sérieuses réserves au regard des exigences fondamentales d’un procès équitable. »
L’organisme chargé de la gestion du football camerounais estime « prendre acte de la décision de son président d’exercer, dans les délais et formes prescrits, les voies de recours prévues par les textes applicables. » Ce dernier détail laisse présager un bras de fer juridique entre les deux institutions.













