OGC Nice est en vente : Jim Ratcliffe revoit à la baisse le prix du club face aux difficultés sportives.
L’histoire récente de l’OGC Nice s’inscrit dans une trajectoire faite de promesses élevées. Sur la Côte d’Azur, le climat est aujourd’hui à l’attentisme. L’avenir du club se dessine loin des projections initiales formulées lors de son rachat par Jim Ratcliffe.
Un projet initial ambitieux porté par INEOS
Jim Ratcliffe a fait l’acquisition de l’OGC Nice en 2019 via le groupe INEOS. L’objectif affiché était d’installer durablement le club parmi les places fortes du football français et l’inscrire dans une dynamique européenne. Les investissements consentis, la structuration de l’organigramme sportif et la volonté d’attirer des profils prometteurs témoignent alors d’une vision à long terme.
Le virage Manchester United et ses conséquences
La donne change radicalement lorsque Jim Ratcliffe s’implique dans le capital de Manchester United. Cette opération majeure, tant sur le plan financier que symbolique, redéfinit les priorités du milliardaire. La gestion de Nice passe progressivement au second plan.
Ce basculement stratégique fragilise le projet azuréen. Les investissements se raréfient, la vision sportive perd en lisibilité et les résultats sur le terrain s’en ressentent. Les espoirs suscités lors des premières saisons sous pavillon INEOS s’estompent, laissant place à une période d’instabilité sportive et managériale.
Une mise en vente complexe dans un contexte défavorable
Selon Bloomberg, Jim Ratcliffe espérait initialement valoriser l’OGC Nice à plus de 200 millions d’euros lors de sa mise en vente. Une estimation ambitieuse, rapidement confrontée à la réalité du marché. Les acheteurs potentiels se montrent réticents à investir une telle somme pour un club en difficulté sportive et évoluant dans un environnement économique incertain.
Le processus de cession, lancé en 2025, a été confié au cabinet Lazard, chargé d’identifier des repreneurs crédibles. Toutefois, plusieurs facteurs viennent freiner les négociations. Le flou persistant autour des droits de diffusion de la Ligue 1 est un élément central dans l’évaluation de tout club professionnel français.
Une valorisation revue à la baisse, reflet du marché
Sur le terrain, la situation n’aide en rien à renforcer l’attractivité du dossier. Après une série de résultats décevants et un changement d’entraîneur, l’OGC Nice occupe actuellement la 14e place du championnat. Un classement loin des standards attendus pour un club censé jouer les premiers rôles.
Face à ces contraintes, Jim Ratcliffe aurait accepté l’idée de revoir sensiblement ses exigences financières à la baisse. Toujours selon Bloomberg, le montant espéré serait désormais nettement inférieur aux projections initiales.













