Après l’échec de l’Italie au Mondial 2026, le pays relance le débat sur la levée de l’interdiction des paris sportifs.
Le football italien traverse une période charnière, marquée par une remise en question profonde de son modèle économique et de sa gouvernance. Derrière les résultats sportifs en berne, c’est toute une structure qui semble vaciller. Cette situation pousse les décideurs politiques à envisager des réformes majeures. Dans ce climat tendu, les débats se multiplient autour du financement du sport professionnel.
Une élimination qui déclenche une onde de choc nationale
L’échec de l’équipe d’Italie de football à se qualifier pour la Coupe du monde 2026, après une élimination face à la Bosnie-Herzégovine lors des barrages, a provoqué une onde de choc sans précédent.
Cette nouvelle absence sur la scène mondiale, la troisième consécutive, dépasse largement le cadre sportif. Elle agit comme un révélateur des dysfonctionnements structurels qui affectent le football italien depuis plusieurs années.
Selon la presse italienne, cette défaite a accéléré la prise de conscience au plus haut niveau de l’État.
Le décret « Dignité » au cœur des critiques économiques
Au-delà des responsabilités sportives, le débat s’est rapidement déplacé vers les questions financières. En ligne de mire : le décret « Dignité » adopté en 2018. Ce dernier interdit toute publicité liée aux jeux d’argent dans le sport.
Selon les acteurs du secteur, cette mesure aurait privé les clubs italiens de ressources considérables, estimées à près d’un milliard d’euros. Cette situation alimente aujourd’hui un consensus grandissant en faveur d’une révision de cette réglementation.
Vers une réforme du modèle de financement du sport
Le débat sur la levée de l’interdiction des paris sportifs s’inscrit dans une réflexion plus large sur le financement du sport en Italie. La Première ministre Giorgia Meloni a d’ailleurs ordonné une enquête approfondie sur la structure et les ressources du secteur.
Plusieurs propositions émergent, notamment la mise en place d’un système encadré permettant de redistribuer une partie des revenus liés aux paris vers le développement du football.
Malgré l’urgence de la situation, les réformes tardent à se concrétiser. Le ministre des Sports, Andrea Abodi, avait présenté des pistes d’assouplissement de la réglementation, mais celles-ci restent en suspens.













