On considère souvent le changement d’entraîneur comme un simple choc passager. Pourtant, en Italie, il a été démontré ces dix dernières années que le limogeage d’un entraîneur avait un impact significatif et durable.
Dans plus des trois quarts des cas, son successeur a obtenu de meilleurs résultats.
76 % des successeurs ont fait mieux que l’entraîneur limogé
Le limogeage d’un entraîneur suscite souvent le débat. La grande question est : un changement d’entraîneur permet-il d’engranger plus de points sur le long terme ?
La Fiorentina a créé la surprise dimanche en limogeant son entraîneur, Fabio Grosso, après seulement trois journées de Serie A. Suite à cela, La Gazzetta dello Sport a mené une petite enquête. Et qu’ont-ils constaté ? Dans de nombreux cas, un limogeage produit l’effet escompté.
Le quotidien sportif italien a analysé les dix dernières saisons de Serie A, soit plus de 3 100 matchs. Le constat le plus frappant : dans pas moins de 76 % des cas, le successeur a fait mieux que l’entraîneur limogé.
Les entraîneurs limogés ont accumulé 1 368 points en 1 503 matchs, ce qui représente une moyenne de 0,91 point par match. Leurs successeurs ont accumulé 1 851 points en 1 604 matchs, soit une moyenne de 1,15 point.
Cela représente une différence de 0,24 point par match. Sur une saison complète, cela signifie une différence d’au moins 9 points par club ayant changé d’entraîneur. Au cours de ces 10 saisons, la moyenne de points des successeurs n’a jamais été inférieure à celle des entraîneurs limogés.
Il convient de noter, à titre de nuance, que la plupart des études sur ce sujet concluent que les performances s’amélioreraient même sans changement de manager.












