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Girondins de Bordeaux : La FIFA bloque le mercato

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Bordeaux sanctionné
Bordeaux sanctionné ©Alamy

Interdits de recrutement par la FIFA pour trois mercatos, les Girondins de Bordeaux affrontent une crise majeure.

La situation des Girondins de Bordeaux connaît un nouveau tournant critique. Relégué en National 2 en 2024, le club aquitain, actuellement engagé dans une lutte intense pour la remontée, doit désormais faire face à une décision lourde de conséquences prise par la FIFA. L’instance internationale a inscrit Bordeaux sur la liste des clubs interdits de recrutement. Une mesure qui fragilise considérablement la stratégie sportive du club.

Selon Sud Ouest, cette sanction est effective depuis le 27 mars et s’étend sur trois périodes de mercato consécutives.

Le litige financier avec le Sporting Gijón au cœur du dossier

À l’origine de cette sanction, un contentieux financier oppose Bordeaux au club espagnol Sporting de Gijón. Ce dernier réclame le paiement d’une somme de 1,5 million d’euros dans le cadre du transfert du milieu de terrain Pedro Díaz, réalisé en 2023.

Ce différend repose sur une divergence d’interprétation juridique liée à la situation financière du club bordelais. Placé sous procédure collective, Bordeaux bénéficie d’un plan de continuation validé par le tribunal de commerce, qui encadre et réduit le remboursement de ses dettes. Or, la FIFA considère que les obligations liées au transfert doivent être honorées indépendamment de ce cadre national.

Une défense juridique déterminée

Face à cette décision, le club n’entend pas rester passif. Son avocat, Me Matthieu Barandas, conteste fermement l’analyse de la FIFA. Selon lui, la position de l’instance internationale contrevient aux dispositions françaises encadrant les procédures collectives.

Le club avance que les indemnités réclamées ont déjà été intégrées dans le plan de continuation validé par la justice française, lequel prévoit un remboursement partiel des dettes. Dès lors, Bordeaux estime être dans son bon droit en refusant de s’acquitter immédiatement de la totalité de la somme exigée.

Deux recours pour inverser la décision

Pour tenter de lever cette interdiction, Bordeaux a engagé une double stratégie juridique. Le club prévoit de saisir le Tribunal arbitral du sport (TAS). Parallèlement, une procédure sera également engagée devant les juridictions nationales françaises. Cette approche vise à faire reconnaître la validité du plan de continuation et à contester l’applicabilité de la sanction sur le territoire français.

Cette double offensive juridique témoigne de la volonté du club de défendre ses intérêts sur tous les fronts.

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