Tension entre Massimiliano Allegri et Cesc Fàbregas lors de Milan-Como: altercation sur le banc et explications musclées après le match.
L’atmosphère était déjà lourde avant le coup d’envoi. Sur la pelouse de San Siro, la rencontre entre AC Milan et Como s’annonçait disputée, tendue, presque électrique. Le score final (1-1) n’a été que le reflet d’un duel âpre, mais c’est en bord de terrain que le véritable affrontement s’est joué. Entre Massimiliano Allegri et Cesc Fàbregas, la rivalité a franchi un nouveau cap.
Un contentieux déjà ancien entre Milan et Como
Les frictions entre les deux techniciens ne datent pas de cette dernière confrontation. Le 15 janvier dernier, Milan s’était imposé 3-1 face à Como, contre le cours du jeu. Cette victoire, jugée sévère par le camp lombard, avait laissé des traces. Déjà, les échanges en conférence de presse avaient trahi une tension latente.
Depuis cet épisode, les deux bancs semble alimenter une rivalité personnelle. Allegri, figure expérimentée du football italien, et Fàbregas, jeune technicien en pleine affirmation, incarnent deux visions du jeu et deux tempéraments diamétralement opposés. Cette opposition de styles s’est muée en confrontation directe lors du match retour à San Siro.
L’incident Saelemaekers : le geste qui met le feu aux poudres
La rencontre a basculé dans une dimension polémique lorsqu’un épisode controversé s’est produit le long de la ligne de touche. Alors que le jeu se poursuivait, Fàbregas aurait tendu le bras vers Alexis Saelemaekers, semblant soit le retenir par le maillot, soit le pousser légèrement. Le geste, furtif mais visible, a immédiatement déclenché la colère de l’ailier milanais.
La réaction de Saelemaekers a provoqué une escalade instantanée. Un membre du staff de Como est intervenu, avant que la situation ne dégénère en échange virulent entre les bancs. Allegri, fidèle à son tempérament volcanique lorsqu’il estime ses joueurs lésés, s’est emporté face à son homologue espagnol.
Fait marquant : ni l’arbitre ni ses assistants ne semblent avoir détecté le geste initial de Fàbregas. Les sanctions sont tombées ailleurs. Les cartons rouges ont été brandis à l’encontre d’Allegri et d’un membre du staff de Como.
Allegri ironise, Fàbregas s’excuse
La frustration d’Allegri ne s’est pas limitée à la pelouse. Avec une pointe d’ironie, il a déclaré qu’à ce rythme, il se permettrait « la prochaine fois de tacler quelqu’un qui passe devant lui ».
De son côté, Cesc Fàbregas a adopté un ton radicalement différent après la rencontre. En conférence de presse et au micro des diffuseurs italiens, il a présenté des excuses publiques. Il a reconnu un « comportement antisportif », admettant qu’un entraîneur doit garder ses distances et maîtriser ses gestes, quelles que soient les circonstances.
« J’aurais été en colère aussi », a-t-il concédé, promettant que cela ne se reproduirait plus dans sa carrière.
L’affaire ne s’est toutefois pas arrêtée aux déclarations officielles. Selon les informations rapportées par les médias italiens, Allegri et Fàbregas se seraient de nouveau croisés dans les couloirs de San Siro, avant la conférence de presse du coach milanais. L’échange, à huis clos, aurait été tendu, loin des micros et des caméras.













