Le Nigeria aborde son quart de finale de la CAN face à l’Algérie dans un climat tendu, marqué par l’intervention décisive de Ndidi.
La préparation d’un quart de finale de Coupe d’Afrique des Nations se joue rarement uniquement sur le terrain. Dans l’ombre des séances tactiques et des ajustements physiques, la gestion humaine et institutionnelle peut peser lourd. À Marrakech, où le Nigeria a posé ses valises avant d’affronter l’Algérie, une séquence révélatrice a mis en lumière les fragilités structurelles mais aussi la force de caractère d’un groupe déterminé à poursuivre sa route continentale.
Des engagements financiers au cœur des tensions internes
En amont de la compétition, les Super Eagles avaient conclu des accords avec la Fédération nigériane de football (NFF) concernant le versement de primes liées aux performances. Ces engagements, jugés essentiels par les joueurs et le staff, n’ont toutefois pas été honorés dans les délais attendus. La situation a rapidement cristallisé un malaise profond, au point de faire planer la menace d’un boycott du quart de finale contre l’Algérie.
Les joueurs et l’encadrement technique avaient envisagé de ne pas se déplacer si les primes promises n’étaient pas versées. Une position ferme, révélatrice d’un ras-le-bol ancien vis-à-vis des manquements répétés de l’instance fédérale.
Wilfred Ndidi, capitaine en première ligne
Face à cette impasse, Wilfred Ndidi s’est retrouvé au centre d’une équation délicate. Capitaine respecté et cadre du vestiaire, le milieu de terrain a assumé un rôle dépassant largement le cadre sportif. Conscient des enjeux et du risque de fracture interne, il a multiplié les initiatives pour maintenir le groupe mobilisé.
Dans des propos relayés par la BBC, Ndidi a expliqué s’être attaché à maintenir l’équipe concentrée sur l’objectif immédiat : la préparation du match contre l’Algérie. Plus encore, il a pris une décision forte, engageant sa responsabilité personnelle. Le capitaine a promis de régler lui-même les primes dues aux joueurs et au staff si la fédération persistait dans son silence.














