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CAN : Le cri du cœur d’Hannibal Mejbri

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Nouvelle désillusion tunisienne à la CAN
Nouvelle désillusion tunisienne à la CAN ©Alamy

Éliminée dès les huitièmes de finale de la CAN 2025 face au Mali, la Tunisie sombre encore. Un échec majeur et des propos forts d’Hannibal Mejbri.

La soirée devait être celle de la rédemption, elle s’est transformée en un nouveau chapitre douloureux de l’histoire récente des Aigles de Carthage. Dans un stade convaincu de voir la Tunisie poursuivre son aventure continentale, le scénario a basculé vers une désillusion. Une élimination prématurée, encore une, qui interroge désormais l’identité, la méthode et l’avenir d’une sélection autrefois référence en Afrique.

Un contexte favorable devenu piège mental

Tout semblait pourtant réuni pour ouvrir les portes des quarts de finale. Dès la 26e minute, le Mali se retrouvait réduit à dix après l’expulsion de Woyo Coulibaly. Une supériorité numérique prolongée censée offrir un avantage décisif à une Tunisie expérimentée. Les minutes s’égrenaient, la domination était stérile mais l’espoir demeurait, renforcé par l’ouverture du score tardive de Firas Chaouat à la 88e minute.

À cet instant précis, la qualification paraissait acquise. Mais ce moment a également révélé l’un des maux les plus persistants de la sélection tunisienne : l’incapacité à gérer les temps faibles et à verrouiller un match.

La résilience malienne, miroir des failles tunisiennes

Le Mali, loin de se résigner, a puisé dans ses ressources mentales pour arracher l’égalisation dans le temps additionnel. Le penalty transformé par Lassine Sinayoko, à la 96e minute, a brutalement ramené la Tunisie à ses doutes. Incapables de reprendre le contrôle de la rencontre, les Aigles de Carthage ont subi la prolongation avant de céder lors de la séance des tirs au but (1-1, 3-2).

Cette élimination s’inscrit dans une série de désillusions répétées en Coupe d’Afrique des Nations.

Hannibal Mejbri, une parole forte et sans concession

Dans ce climat lourd, la sortie médiatique d’Hannibal Mejbri a résonné comme un électrochoc. En zone mixte, le milieu de terrain, l’un des rares Tunisiens à avoir maintenu un niveau constant tout au long du tournoi, n’a pas cherché à édulcorer son analyse. Ses propos traduisent une lucidité rare et une autocritique frontale.


« Je suis désolé, ça va peut-être faire le tour de la Tunisie, mais on rêve trop. On ne travaille pas assez peut-être et ça, c’est le cas pour tous les Tunisiens. On rêve beaucoup, on ne travaille pas assez, on ne se forme pas. Ce n’est pas la honte d’apprendre tous les jours. Tous. Vous en tant que médias, vous les premiers, moi le premier, on doit tous apprendre. »


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