Capitaine du Burkina Faso, Bertrand Traoré a été sanctionné par la CAF après ses critiques de l’arbitrage face à l’Algérie.
La Coupe d’Afrique des Nations 2025 continue de faire parler, non seulement pour ses enjeux sportifs, mais aussi pour les tensions qu’elle révèle autour de l’arbitrage. Dans un contexte déjà électrique, une sortie médiatique a particulièrement retenu l’attention des instances africaines et du public.
Alors que la phase de groupes touche à sa fin, la Confédération africaine de football a tenu à rappeler les limites à ne pas franchir.
Un match sous tension face à l’Algérie
Le choc entre le Burkina Faso et l’Algérie, disputé le dimanche 28 décembre, s’annonçait déterminant pour la hiérarchie du groupe. Sur le terrain, la rencontre a tenu ses promesses en intensité, mais s’est conclue par une courte victoire algérienne (1-0), acquise sur penalty.
Dès le coup de sifflet final, le scénario du match a suscité de vives réactions, notamment du côté burkinabè. Plusieurs décisions arbitrales ont été contestées. Cela a alimenté un sentiment d’injustice chez les Étalons, convaincus d’avoir été lésés dès les premières minutes de jeu.
Les propos de Bertrand Traoré au cœur de la polémique
Capitaine du Burkina Faso et leader technique incontesté, Bertrand Traoré n’a pas masqué sa frustration au micro des médias. Dans une déclaration largement relayée, l’attaquant a dénoncé ce qu’il estime être un déséquilibre manifeste dans l’usage de l’assistance vidéo.
Il a notamment évoqué une situation litigieuse dès l’entame du match, affirmant avoir subi une faute méritant un penalty, sans que la VAR ne soit consultée. À l’inverse, le penalty accordé à l’Algérie a été confirmé après visionnage. C’est cette différence de traitement que Traoré a jugée préjudiciable à l’équité sportive.
Ses mots, très crus, ont dépassé le simple cadre de l’analyse à chaud. En évoquant un arbitrage qui « gâche la compétition » et en accusant les officiels de nuire au football africain, le capitaine burkinabè a franchi un seuil que la CAF ne pouvait ignorer.
La réaction ferme de la Confédération africaine de football
Quelques jours après la rencontre, la CAF a officiellement sanctionné Bertrand Traoré pour des « propos offensants » à l’encontre de l’arbitrage. L’instance continentale a infligé une amende de 10 000 dollars, une sanction financière destinée à marquer le coup sans alourdir le volet disciplinaire.













