En Bolivie, un gardien de but a refusé de tenter d’arrêter un penalty qu’il jugeait injuste provoquant une scène insolite mais surtout la suspension de l’arbitre.
Pousser le bouchon à l’extrême pour inciter la justice à se faire : c’est ce qu’a fait Gustavo Tesonotte en Bolivie. Lors d’un match de Coupe Simon Bolivar (2e division bolivienne) entre Atlético Independiente (Cochabamba) et Wilstermann Cooperativas (Potosi), un incident aussi rare que remarquable a eu lieu.
Dans les toutes dernières secondes du temps additionnel (90+24’), alors que le score était de 2-2, l’arbitre Carlos Arteaga a sifflé un penalty pour le club local sur une faute attribuée au gardien des visiteurs. Les joueurs de Wilstermann Cooperativas ont vivement contesté, estimant qu’aucune faute n’avait été commise. Les protestations ont duré près de 20 minutes, mais l’arbitre a maintenu sa décision.
Le geste de protestation du gardien
En signe de protestation contre ce penalty jugé inexistant, le portier argentin de Wilstermann Cooperativas, Gustavo Tesonotte, a pris une décision radicale. Au lieu de placer normalement, il s’est collé contre son poteau et n’a fait aucun mouvement pour tenter d’arrêter le tir. L’attaquant d’Independiente, Junior Adiri, a simplement roulé le ballon dans le but vide, offrant la victoire 3-2 à son équipe.
Gustavo Tesonotte a expliqué plus tard que ce geste avait été réfléchi collectivement avec ses coéquipiers dès que le penalty avait été sifflé. “C’était un geste de protestation. On nous a sifflé un penalty qui n’en était pas un”. Il a aussi indiqué qu’un accord tactique de fair-play existait avec l’attaquant adverse, ce qui rendait le but encore plus mal vécu.
L’arbitre suspendu
La scène a fait le tour des réseaux sociaux et des médias sportifs. La Commission nationale des arbitres de la Fédération bolivienne de football (FBF) a estimé que le penalty était « effectivement inexistant » et a suspendu l’arbitre Carlos Arteaga de manière indéfinie de toutes les compétitions du pays.










