SHAKTAR DONETZK – OLYMPIQUE DE MARSEILLE : PRESENTATION DU QUART DE FINALE

Pour la sixième fois de son histoire, l’OM va retrouver les joies (on l’espère) que procurent un quart de finale de Coupe d’Europe. Pourquoi les joies ? Tout simplement parce qu’en cinq confrontations à ce stade la compétition, l’OM n’a jamais connu la défaite. En 1988, Marseille élimina tout d’abord les Finlandais de Rovaniemi, avant de chuter en demi face au grand Ajax (en Coupe des Coupes). Deux années plus tard,  le CSKA Sofia dut s’incliner face à la fougue des attaquants olympiens (Waddle et Papin en tête). En 1991, cruel souvenir pour les Phocéens qui, malgré leur belle victoire contre le Milan AC de Gullit, vécurent la désillusion de Bari et la défaite en finale face à l’Etoile Rouge de Belgrade. Enfin, plus récemment, en Coupe UEFA cette fois-ci, les Ciels et Blancs éliminèrent Bologne en 1999 avant de s’incliner une nouvelle fois, face à Parme. Et comment ne pas se souvenir de la double victoire 1-0 à l’aller et au retour face à l’immense Inter Milan, en 2003/2004…

Bref, l’Olympique de Marseille et les quarts de finale, voilà une belle histoire d’amour. Toujours est-il que, comme le soulignait Benoît Cheyrou, « les séries sont faites pour s’arrêter un jour« . Et l’adversaire qui se présente sur la route des Olympiens n’est pas le premier venu sur la scène européenne. Sur leur terrain, les Ukrainiens ont en effet aligné 3 victoires consécutives dans cette compétition (et une en C1), série en cours. Son président, Rinat Akhmetov, en poste depuis 1996, n’est ni plus ni moins que le 7ème homme le plus riche du monde ( sa fortune serait estimée à 31 milliards de dollars). Sa politique de recrutement se veut ambitieuse, en témoigne le récent transfert de Lucarelli, ex-meilleur buteur de la série A, qui fut néanmoins un léger flop. Mais ceci n’est qu’une maigre ombre au tableau de ce club titré à 3 reprises en 4 ans, lors des années 2005, 2006 et 2008, et qui finit, au pire, vice-champion depuis 1997. L’équipe compte également dans ses rangs bon nombre d’internationaux, à l’image de Darijo Srna (Rep. Tchèque) et auteur par ailleurs d’un sublime coup-franc lors de la Coupe du monde 2006. La plupart des joueurs ukrainiens qui forment l’équipe nationale sont également issus du Shaktar. Mais cette formation ne se réduit pas seulement à un football rugueux comme on peut se l’imaginer lorsque l’on évoque des équipes de l’Est. En effet, de nombreux brésiliens tels qu’ Adriano Luiz, Ilsinho, Jadson ou Fernandinho ont rejoints le club ukrainien. Fanatique du football sud-américain, le Président Akhmetov n’hésite pas à casser sa tirelire pour attirer ces fins techniciens. Il s’agit enfin d’un effectif relativement jeune, la moyenne d’âge se situant entre 25 et 26 ans.

En face, l’Olympique de Marseille dispose également d’arguments plus que convaincants. Second du championnat à un point du leader lyonnais, les Phocéens disposent d’un effectif capable de jouer sur les deux tableaux, national et européen, sans grands soucis. La non-qualification de Brandao, ex avant-centre du Shaktar, et de Wiltord, couplée à la blessure de Ziani, poussent de toute façons Eric Gerets a faire tourner son équipe.  La bonne dynamique ambiante associée à une concurrence saine, est actuellement le moteur de Marseille. En effet, depuis la déroute face à Nancy (défaite 0-3 au Vélodrome en Décembre), le coach olympien a décidé de redistribuer les cartes. Finies les ambitions individuelles. Désormais, ce groupe fonctionne au pluriel. Ainsi, des joueurs comme M’Bami, Zenden et dans une moindre mesure Mears ont vécu une véritable résurrection. Alors oui, la profondeur du banc marseillais, d’une qualité certaine, permet aux Phocéens de nourrir légitimement de grosses ambitions quant à leur destin européen. Car ni physiquement, ni mentalement, Marseille ne semble éprouvé. Et dans une confrontation européenne, le talent ne suffit pas, ou plus. La rencontre opposant Manchester au Fc Porto mardi dernier en est la meilleure illustration. Dans cette configuration, l’OM, qui ne rechigne pas à exercer tout au long d’un match un pressing conséquent, pourrait être la clé de ce quart de finale. Avec la perspective, dans quelques jours, de vivre pourquoi pas, une demi-finale 100% française.

Les équipes probables :

S.Donetzk : Pyatov, Srna (cap), Chygrynskyy Kucher, Rat Hübschamnn, Jadson, Lewandowski, Fernandinho, Luiz Adriano – Seleznov

Remplaçants : Khudzhamov (g), Shevchuk, Ishchenko, Ilsinho, Gai, Gladkyy, Wilian, Moreno.

O. de Marseille : Mandanda, Mears, Hilton, Civelli, Taiwo – M’Bami, Cheyrou, Cana (cap) – Niang, Koné (ou Samassa), Ben Arfa (ou Koné)

Remplaçants : Riou (g), Rodriguez, Zubar, D’Ulivo, Kaboré, Valbuena, Koné ou Ben Arfa ou Samassa.

Nb : en 1993, année du sacre en C1 contre le Milan AC, l’OM était passé par une phase de poules, dans laquelle il fallait terminer premier sur quatre. Les deux clubs qualifiés disputaient directement la Finale. Il n’y avait donc « pas » de quart et de demi-finale, c’est pourquoi cette année là n’est pas mentionner ci-dessus.


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