MARSEILLE DEVRA PATIENTER

La finale annoncée de cette Ligue 1 2009/2010 n’a consacré ni l’Olympique de Marseille, ni l’ A.J Auxerre. Mais entre ces deux formations, qui se sont quittées sur le score nul et vierge de 0-0, c’est bel et bien les hommes de Didier Deschamps qui signent la belle affaire.

Ce match réunissait sans doute deux des meilleurs tacticiens de France. A votre gauche, Jean Fernandez, travailleur infatigable et véritable passionné, qui a su métamorphosé une équipe luttant pour le maintien en une formation qui ne laisse que des miettes à ses adversaires. A droite, Didier Deschamps, arrivé depuis un an, qui a su dompté la folie et la fougue de certains (M’Bia, Valbuena, Ben Arfa ou Kaboré) pour en faire des rouages disciplinés au service d’un collectif bien huilé. Leurs arguments ? Côté bourguignon, 26 buts encaissés en 35 matchs, et un duo Jelen-Niculae très complémentaire. En face, il s’agit de la seconde meilleur attaque (62 buts), véritable rouleau compresseur depuis 2 mois et la claque reçue à Montpellier (0-2).

  • Une bataille qui s’est limitée à un combat tactique

Crispés, voire tendus par l’enjeu, le premier et le deuxième de notre championnat n’ont pas offert un spectacle digne de la finale annoncée. Privilégiant un jeu haché, voire violent, aucune des deux équipes n’a réellement pris l’ascendant sur son adversaire. C’est toutefois l’OM qui s’est davantage distinguée dans les 16 mètres, même si aucune occasion n’est à déploré durant les vingt premières minutes. Le moment choisi par Valbuena pour adresser un centre au cordeau pour un Lucho venu à hauteur, qui n’a pu que frapper le cuir de la cuisse. Sorin, bien placé, cueilla le ballon sans problème (21ème). Rythmée, la partie se limitait souvent à un festival d’interventions défensives, où la principale vertu à louer d’un côté comme de l’autre restait le replacement, à l’image de Denis Oliech.

  • Une seconde mi-temps à peine plus relevée

Plus animée, plus violente aussi, à l’instar de Brandao, la seconde période a vu les deux équipes offrir – un peu – plus d’espaces. L’occasion pour Jelen de faire parler son sens du but (71ème, 88ème). Auparavant, Mandanda sut rester vigilant en écartant d’une belle horizontale un centre de Contout, sur lequel Pedretti, qui aurait bien pu ne pas terminer la rencontre, se présenta (53ème). Côté Olympien, Brandao, seul attaquant à s’être montré dangereux, tenta d’abord de surprendre Sorin d’une belle tête smashée, effleurée par Niang (61ème), avant de se présenter une nouvelle fois à lui, idéalement servi par le sénégalais (67ème). Auxerre a peut-être dit adieu à ses espoirs de titre ce soir, tous les feux étant désormais au vert côté Phocéen, avec cinq points d’avance et seulement 3 parties à jouer, sans parler d’un goal-average plus que favorable. Et chaque journée semble consacrer un peu plus les hommes de Didier Deschamps vers un objectif qui pourrait même être atteint dès mercredi, face à Rennes, dans un Vélodrome qui trépigne déjà de fêter ses héros.

Adam Hadef


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1 commentaire pour “MARSEILLE DEVRA PATIENTER

  1. ben-arfa,c’estle meilleur et il ne joue pas , l’aneeprochaine ce serra idem. alors qu’il cherche ailleurs ,ailleurs dans un bon club et bonne chance.

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