LIGUE 1 : L’OM N’Y EST (VRAIMENT) PLUS

3 défaites toutes compétitions confondues, 8 buts encaissés, le constat est sans appel : le navire Marseillais a perdu le cap. Si la défaite contre le grand Real Madrid est évidemment à relativiser, qui plus est dans l’antre de Bernabeu, les contre-performances successives contre des adversaires pas vraiment du niveau des Merengue inquiètent davantage. D’autant plus qu’à l’horizon, les premières places s’éloignent à vitesse grand V. Incontestablement, Marseille doute, et s’apprête à vivre une semaine pas franchement paisible.

  • Un bloc-équipe à revoir

La bronca déversée par les supporters du Vélodrome à la mi-temps du match face à Monaco symbolise, si besoin est, le malaise marseillais. La défense, apparue si solide au mois d’Août, a complètement pris l’eau depuis la fin de l’été. Hier soir, Nenê, à lui seul, a mis à mal l’arrière-garde phocéenne. Modifiée à 100%, la défense centrale n’accorde plus les garanties qu’on lui prêtait auparavant. En effet, le second but monégasque (œuvre de C.H.Park) ressemble étrangement à celui inscrit par Cristiano Ronaldo mercredi dernier, à savoir une longue ouverture venue du camp adverse dans la course de l’avant-centre, qui n’a plus qu’à ajuster Steve Mandanda, sous les yeux impuissants d’Heinze et Diawara. Un constat récurrent, indigne d’une charnière expérimentée, et surtout des prétentions du club.

  • Le cas Lucho

Soulevé par Pierre Ménès sur le plateau du Canal Football Club à l’issue du match, la présence de Lucho Gonzalez dans ce milieu souvent remanié pose certaines interrogations. Indéniablement, « El Commandante » ne semble pas du tout à son avantage et semble avoir du mal à se fondre dans le système mis en place par Didier Deschamps. Placé tantôt meneur de jeu, tantôt milieu relayeur, Lucho peine à s’affirmer comme LA recrue phare du mercato phocéen. Et quand on connaît l’impatience des supporters marseillais, nul doute que le meneur argentin devra (très) rapidement faire taire les plus sceptiques à son sujet. D’autant plus que sur le banc, certains habitués de l’an passé affirment leurs prétentions.

  • Ben Arfa, retour gagnant

C’est certainement l’une des seules notes positives de la soirée du côté de la Cannebière : le gaucher marseillais semble retrouver la forme. Quasi-buteur à Bernabeu en milieu de semaine, l’ex-lyonnais a rendu une copie très propre, offrant sur un plateau une passe décisive pour l’inévitable Mamadou Niang, qui s’éloigne de ses concurrents au classement des buteurs (6 réalisations). Très à l’aise en soutien des deux attaquants, mais souffrant du manque de mobilité de Morientes, Ben Arfa a été, et de loin, l’élément le plus perturbant pour la défense monégasque. De même, l’entrée en jeu de Mathieu Valbuena (à la place de Gabriel Heinze, à la mi-temps) a complètement transformé la seconde période phocéenne.

Désormais, la priorité pour DD sera de reconstruire les bases défensives, pour mettre fin à la perméabilité de cette ligne. Même si, comme le soulignait déjà Laurent Bonnart à Valenciennes, « le bloc doit être plus solidaire ». En ce sens, l’absence de Brandao, premier « défenseur » de l’équipe, peut s’avérer préjudiciable. Toujours est-il que, très certainement, le coach marseillais saura lire les enseignements de cette rencontre ; en effet, après avoir instauré une équipe tout en puissance et en physique, le manque de mobilité et de folie en situation offensive, symboles de l’ère Gerets, peut expliquer l’incapacité des phocéens à inscrire un but de plus que leurs adversaires. Les retours conjugués de Valbuena et Ben Arfa offriront, peut-être, des lendemains meilleurs. La revanche des anciens, en quelque sorte.

Adam Hadef


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