Analyse des huitièmes retour de la Champion’s League

Il n’aura donc fallu qu’une seule mi-temps sur deux matches pour que Lyon réalise l’écart qui le sépare d’un authentique favori à la victoire en Ligue des champions. Finalement, le plus saisissant est que l’on n’en veut pas à l’Olympique Lyonnais qui semblent avoir lutté avec ses moyens, mais il faut reconnaître qu’on a senti les hommes de Claude Puel totalement impuissants face à la furia blaugrana.

Pour faire court, Lyon s’est pris une authentique leçon de football dans le jeu court, dans le jeu long, dans la disponibilité, la possession de balle (70% – 30% durant la 1ère mi-temps !!!!) …bref, à tous les niveaux. Un doublé d’Henry en 2 minutes (25e et 27e), deux autres buts de Messi et Eto’o dans la foulée (40e et 43e) et un dernier but de Keita en toute fin de match auront eu raison des Lyonnais qui ont tout de même réduit la marque par deux fois par l’intermédiaire de Makoun et Juninho (44e et 48e).

A coté de ça, Lyon a tant été étouffé qu’il n’a jamais su savoir quoi faire du ballon alors que Barcelone avait un taux de réussite de passe hallucinant et une circulation de balle d’une fluidité absolue. Le premier but est d’ailleurs l’illustration de la différence de jeu et de talent entre les deux équipes : Makoun récupère le ballon et relance en catastrophe dans les pieds de Marquez qui sert impeccablement Henry dans la profondeur pour le 1-0.

Même si la victoire est à relativiser par rapport au niveau de jeu de l’équipe barcelonnaise, elle est quand même très inquiétante pour le club rhodanien. Jamais Lyon n’avait été battu et débordé de la sorte, mais surtout jamais il n’avait donné une telle sensation d’impuissance. Alors bien sûr, on peut parler d’année de transition ou de renouvellement des cadres mais il faut se poser la question de la pérennité de l’équipe au niveau européen.

Qu’on le veuille ou non, Lyon est le passeport de la France en Coupe d’Europe et le club (et non l’équipe) semble en fin de cycle après une décade de domination sans partage du football français. Lyon n’a plus qu’un point d’avance au championnat, n’est pas bon face aux autres leaders du championnat (9 points sur 24 possibles contre les 7 premiers du championnat) et ne parvient plus qu’à faire difficilement la différence en C1. Si l’OL dominait le championnat avec 10 points d’avance, les questions à poser concerneraient le niveau du football français. Etant donné que Lyon est plus que balloté en championnat, le problème vient du niveau de l’équipe du président Aulas qui semble régresser au fil des saisons et ne pas se remettre du départ d’Essien, Malouda, Abidal, Tiago et Diarra.

Sinon du coté des autres 1/8e de finales, on note le carton plein des clubs anglais avec les qualifications de Liverpool, Arsenal, Chelsea et Manchester United. Les Reds se sont facilement qualifiés 4 à 0 aux dépens du Real Madrid qui devra attendre le retour probable de Florentino Perez (et de Zinédine Zidane ???) pour vivre des folles soirées européennes. Chelsea n’a pas volé sa qualification face à la Juve en arrachant le nul 2-2 à l’extérieur après une victoire 1-0 à Stamford Bridge.  Les Gunners d’Arsenal bien que défaits par la Roma à l’Olimpico (1-0 But de Juan) se sont qualifiés aux tirs aux buts tandis que Manchester United a éliminé l’Inter 2-0 (Buts de Ronaldo et Vidic) au terme d’un match animé.

A part les qualifiés de la Perfide Albion, on note la qualification du Bayern Munich facile vainqueur du Sporting Portugal 5-0 après les avoir écrasé 7-1 à l’aller. Porto face à l’Atletico Madrid (0-0 après un 2-2 à Vicente Calderon) et Villareal face au Panathinaïkos (vainqueur 2-1 à Athènes) complètent notre Top 8 européen composé donc de 4 équipes anglaises, 2 espagnoles, une allemande et une portugaise.


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