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Une ancienne employée accuse Goal Control d’avoir vendu un système défaillant

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Nouvel élément dans l’affaire Goal Control, la société allemande qui fournit la Goal-line technology en Ligue 1 et en Coupe de la Ligue. Une ancienne employée a en effet livré un témoignage à charge contre l’entreprise. Des accusations qui viennent de nouveau toucher la crédibilité de Goal Control après les ratés récents.

En l’espace d’un mois, elle a subi trois couacs d’importance.

Le but validé… puis refusé

Le premier lors de la rencontre entre Troyes et Amiens mi-décembre. Sur un corner, Hyunjun Suk place une tête. Le ballon frappe la barre avant de rebondir sur la ligne. La montre de l’arbitre sonne alors, lui indiquant que le ballon est rentré et que le but doit être validé.

S’en suivent neuf minutes de flottement, où François Letexier accorde le but avant de finalement l’annuler logiquement, le ballon n’ayant pas franchi la ligne. L’arbitre français décide d’ailleurs de se passer de la Goal-line en seconde période, cette dernière ne se montrant pas fiable.

Quand la vidéo corrige la Goal-line…

Un épisode suivi de deux autres en janvier en Coupe de la Ligue. Tout d’abord entre Angers et Montpellier. Sur un corner, Butelle dévie un ballon qui file devant sa cage avant d’être repoussé par la défense angevine.

Un fait anodin mais la montre de Ruddy Buquet se met alors à sonner, sans raison évidente. L’assistance vidéo invalide par la suite ce but que personne n’avait vu de toute façon.

Une assistance vidéo qui va encore venir corriger une erreur de la Goal-line technology lors d’Amiens-PSG. A la 78e minute, Adrien Rabiot vient couper un corner au second poteau. Le ballon frappe le poteau, avant de rentrer et d’être capté par Bouet.

Mais si les Parisiens célèbrent, les Amiénois attendent une décision de Nicolas Rainville. Sa montre n’a en effet pas vibré, alors que le ballon est largement rentré à l’œil nu. Mais l’arbitre central ne l’a pas vu. C’est l’arbitrage vidéo qui vient confirmer le deuxième but parisien de la soirée.

Le témoignage qui fait mal

Trois situations, chacune différente, mais qui ont mises Goal Control sur le grill. Mais à ces couacs sont venus s’ajouter le témoignage d’une ancienne employée de Goal Control, Suzana Castaignede.

Elle a révélé, dans différents médias français, les méthodes de l’entreprise allemande. Et certaines sont pour le moins inquiétantes. Comme le fait que les montres ne se déclenchent pas automatiquement.

En effet, c’est à un employé de Goal Control de déclencher la montre manuellement à l’aide de boutons dès que le ballon franchit la ligne. Comme elle le raconte à Brut, « on devait pallier les failles du système ».

Elle parle aussi des ralentis montrant si le ballon a franchi ou non la ligne. Les employés sont obligés de les corriger, de les refaire à cause « des ballons virtuels qui se créent alors qu’il n’y a pas de ballon ».

Pour elle, qui a été licenciée à l’été 2017 par Goal Control, l’entreprise allemande « a vendu un système à 100% infaillible à la LFP, alors que ce n’était pas le cas ». Mais depuis la Ligue française a réagi.

La Goal-line mise sur la touche

La LFP a décidé mi-janvier de geler la Goal-line technology à la suite des deux derniers couacs. De son côté, la société allemande demande une seconde chance.

Selon l’Equipe, les employés de l’entreprise travaillent sur une nouvelle version du système exploitation, censée être plus fiable. Pour autant, Goal Control a perdu beaucoup de crédit dans cette histoire. Encore plus quand ses erreurs sont corrigées par l’assistance vidéo.

Car cette dernière est fourni par Hawk-eye, son principal concurrent. Ce dernier fournit la Goal-line technology aux principaux championnats européens (Angleterre, Espagne, Italie, Allemagne).

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