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Le dopage dans le foot : Top 5 des plus grosses affaires

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Certes, le football ne paraît pas aussi atteint par le dopage que le cyclisme ou l’athlétisme.

Mais n’allez pas non plus penser que le ballon rond est exempt de tout reproche en matière de piqures et autres transfusions.

Les-transferts.com vous offre son top 5 des affaires de dopage les plus mémorables.

5. Pep Guardiola

En 2001, l’icône du Fc Barcelone est en fin de carrière lorsqu’il s’engage avec le club italien de Brescia.

Contrôlé positif deux fois à la nandrolone, le Catalan est blanchi en 2008. Néanmoins, le Comité Olympique Italien n’entend pas les choses de cette oreille et réclame des sanctions dans cette affaire.

Mais finalement, l’année suivante, les charges pesant contre lui sont définitivement abandonnées.

4. Diego Maradona

Contrôlé positif à la cocaïne en 1991, le génie argentin se retrouve d’abord arrêté par la police italienne puis sera suspendu pendant 15 longs mois.

Néanmoins, la Coupe du Monde 1994 semble être l’occasion parfaite de se racheter pour le Pibe de Oro.

Maradona, auteur d’un superbe but face à la Grèce en phase de poule, fait à nouveau rêver le peuple Albiceleste.

Plus dure sera la chute. Contrôlé positif à l’éphédrine à l’issue de la rencontre qui suit face au Nigeria, le mythique meneur de jeu est exclu du Mondial américain, et laisse une Argentine orpheline de son guide se faire sortir en huitièmes de finale face à la Roumanie.

 

3. Franck de Boer, Edgar Davids, Fernando Couto

Tous trois contrôlés positifs à la nandrolone, ces 3 joueurs évoluant au plus haut niveau du football européen à l’époque se font choper par la patrouille en 2001.

Si le défenseur portugais est suspendu 1 an, au même titre que Davids, Franck de Boer s’en sort grâce à une belle excuse de coureur cycliste. Il obtient sa relaxe en mettant en cause ses compléments alimentaires.

 

2. La Juventus de Turin

Lorsqu’en 1998, le magistrat Raffaele Guariniello fait perquisitionner le centre d’entraînement des Bianconeri, il a surtout l’impression d’atterrir dans une pharmacie lorsqu’il découvre 281 (!) sortes de médicaments différents, dont des stimulants, des corticoïdes ou encore des hormones.

Le dossier d’instruction qui suit fait la lumière sur une utilisation fréquente de la fameuse EPO, mais aussi d’anxiolytiques ou encore de stimulants cardiaques.

Auditionné en janvier 2004 par le juge de Turin, Zinedine Zidane prononce d’ailleurs ces bien tristes paroles.

« Les perfusions sont utiles, sinon comment ferions nous pour jouer 70 matchs dans l’année ? »

En novembre 2004, le médecin chef de la Vieille Dame, Riccardo Agricola, est ainsi condamné à 1 an et 10 mois de prison.

Il sera néanmoins relaxé pour vice de forme l’année suivante car ni l’usage de médicaments, ni de l’EPO, n’étaient considérés comme des délits au moment des faits – entre 1994 et 1998 – étant donné qu’avec l’immense retard de nos voisins transalpins en matière de lutte anti-dopage, l’Italie ne s’est dotée qu’en 2000 d’une législation en la matière.

1. Parme

Thuram, Cannavaro, Veron…

Que du beau monde est ici impliqué dans un des plus grands scandales du dopage de l’histoire du football moderne.

Lorsqu’en avril 2005, des images diffusées sur la Rai montrent le Ballon d’Or 2006 et ses coéquipiers en train de s’injecter du Neoton en intraveineuse dans un hôtel de Moscou juste avant de disputer la finale de la Coupe de l’Uefa en 1999, l’affaire connaît un énorme retentissement.

Néanmoins, le Neoton, produit tonicardiaque, n’est pas considéré à l’époque comme un produit dopant et n’était donc pas encore interdit.

Mais, quand on voit avec quel calme et quelle précision les joueurs s’exécutent, on se dit non seulement que la pratique devait être ultra-généralisée, mais surtout que d’autres produits – officiellement dopants – ont du circuler de façon importante lors de ces années noires.

La boucle est bouclée en 2012, lorsque le milieu de terrain de Parme entre 2000 et 2002, l’Argentin Matias Almeyda, décrit ce qu’il se passait avant les matchs .

« À Parme, on nous insérait des tubes par intraveineuse avant les matchs. Ils disaient que c’était une mixture de vitamines mais avant d’entrer sur le terrain, j’étais capable de sauter jusqu’au plafond. Les joueurs ne posent pas de questions mais ensuite, dans les années qui ont suivi, on a vu des cas d’anciens joueurs qui sont morts de problèmes cardiaques, qui souffraient de malaises musculaires et autres. Je crois que cela découle des choses qui leur ont été données. »

En Bonus  : L’Olympique de Marseille

Lorsque paraît la biographie de Jean Jacques Eydelie, champion d’Europe 1993 sous les couleurs de l’Olympique de Marseille, c’est une véritable bombe à retardement qui explose à la face de Bernard Tapie.

« Avant la finale de Munich, on nous a demandé de nous aligner à la queue leu leu pour recevoir une piqûre dans le cul. Le pire, c’est qu’au même moment, dans le couloir, Bernard Tapie faisait un scandale en réclamant un contrôle antidopage à la fin du match. Il gueulait : Les Italiens sont tous dopés ! A moi, on ne va pas la faire ! »

Malgré les classiques contre-attaques de Nanard, décidément habitué à faire passer toutes les accusations à son encontre pour des calomnies, 2 autres joueurs passés par le club phocéen, Chris Waddle et Tony Cascarino, n’ont ainsi pas hésité à balancer sur les drôles de pratique des médecins olympiens.

Dans un édito du Times, l’attaquant irlandais a ainsi affirmé avoir reçu des piqures dans la bas du dos de la part du médecin du club, entre 3/4 d’heure et 1 heure avant chaque match disputé au Vélodrome.

A ce jour, je n’ai aucune idée de ce que c’était. Le médecin du club me disait seulement que cela me donnerait une décharge d’adrénaline. Je me raccroche à l’espoir que c’était légal, même si en réalité je suis sûr à 99 % que ça ne l’était pas. Certains responsables du club m’avaient fait clairement comprendre que ma place dans l’équipe dépendait de ma docilité.

Que ce soit en finale de la Ligue des Champions ou en 2ème Division, la recette semble être toujours restée la même à l’OM.

 

 

 

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