Championnat indien : Du blé et on s’en va !

Après le Qatar et les Etats-Unis, l’Inde est la nouvelle destination à la mode pour les footballeurs. Du 15 octobre au 9 décembre, plusieurs anciennes gloires vont s’affronter en Indian Super League, championnat composé de huit équipes. Mais pourquoi partent-ils tous là-bas ? Quel est leur intérêt ? Décryptage.

Gagner plus d’1 million d’euros en deux mois de temps ? C’est possible.

A partir du mois d’octobre, l’Indian Super League (ISL) va démarrer pour la première fois après deux années d’échec.

En 2012, le projet avait été abandonné, en 2013, un report avait empêché les Indiens d’installer leur championnat professionnel.

Grâce à des fonds d’investissement issus de la pétrochimie (Reliance) et du marketing sportif (IMG), l’Inde va pouvoir développer son football.

Même si l’ISL ne dure que deux mois, d’anciennes stars du football vont permettre de promouvoir le football sur la terre du Mahatma Gandhi.

Et c’est un Français, Bruno Satin, qui était en charge de faire venir des footballeurs soit à la retraite soit au chômage et dont aucun club ne souhaite.

«En France, de bons joueurs en fin de carrière et des joueurs de L2 en fin de contrat et sans offre pendant le mercato, a raconté cet agent dans l’Equipe au mois de juin. L’Inde adore la Premier League mais on devrait plutôt piocher dans des Championnats moyens, la Scandinavie, l’Europe de l’Est et pourquoi pas l’Amérique du Sud pour des prêts.»

Parmi les stars de l’ISL, il y a Robert Pirès (Bombay), David Trézeguet (FC Pune City), Fredrik Ljungberg (Mumbai City), Joan Capdevila (North East United FC), Luis Garcia (Atlético de Kolkata), David James (Kerala Blasters), Alessandro Del Piero (Delhi Dynamos), Marco Materazzi (Chennai Titans) ou encore le petit dernier Nicolas Anelka, tous draftés sur le modèle du football américain ou de la NBA.

L’ancien joueur du PSG et de Chelsea a annoncé ce lundi qu’il s’était engagé avec le Mumbai FC.

Pour ces monuments du football, leurs émoluments avoisineraient les 600 000 euros mensuels.

Une hérésie quand on sait que le salaire moyen d’un Indien est de 128$.

L’Inde avant la retraite

Dans un championnat où aucune formation ne monte ou ne descend, les anciennes icônes du football mondial vont pouvoir régaler le public indien avare de beaux gestes.

Mais, ont-ils encore la forme ?

Robert Pirès n’a plus joué en professionnel depuis 2011, David Trézeguet est inactif depuis 2013 et un prêt aux Newell’s Old Boys, la dernière aventure de Ljungberg date de 2011 et une expérience au Japon à Shimizu.

Il ne faut pas avoir peur de le dire, les joueurs viennent se remplir les poches.

Puis, au bout de deux mois, on n’entendra plus parler d’eux.

Malgré tout, l’Inde souhaite mettre en avant son football à trois ans des championnats du monde des moins de 17 ans.

Ce sera la première compétition internationale pour ce pays de plus d’1 milliard d’habitants.

150e au classement FIFA, l’Inde a sorti les grands moyens pour attirer les plus grands.

Tous les stades ont été rénovés pour faire de l’Indian Super League, un grand spectacle.

Sur et en dehors du terrain.  

 

 


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A propos de l'auteur

1 commentaire pour “Championnat indien : Du blé et on s’en va !

  1. Texte plein de clichés, lisez bien l’Equipe de ce mercredi, vous verrez que les salaires proposés aux joueurs européens sont plutôt faibles…mais bon ça fera moins de clicks que votre titre putassier.

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