Top 10 des plus gros transferts… qui ne se sont finalement pas réalisés

Quoi de plus beau, pour un entraîneur, que de repérer un jeune talent, de l’accompagner, et de le faire éclore au plus haut niveau? Hormis les grandes victoires collectives, pas grand-chose, certainement.

Mais le football n’est pas fait que de réussites, bien au contraire. Nombreuses sont les formations à être passées à côté du transfert de leur histoire, pour diverses raisons.

Top 10.

Sébastien Frey, au Paris-Saint-Germain

Nous sommes à l’été 2011, et Nasser Al-Khelaïfi vient de racheter le club de la capitale. Pour le projet que l’on sait : construire une équipe de rêve, et remporter la Ligue des Champions. Mais à cette époque, le club de la capitale en est alors très loin. Sébastien Frey ne se doute donc pas qu’il passe certainement à côté de l’occasion de sa carrière, lorsqu’il refuse le PSG… pour raisons familiales. Comme il l’a expliqué pour France Football.

Il y a bien eu une approche. Ça ne s’est pas concrétisé pour des raisons essentiellement personnelles. Sur un plan familial, il était plus pratique pour moi de rester en Italie, même si le challenge du PSG était plus qu’intéressant.

Quelques semaines plus tard, Paris s’offre les services de Salvatore Sirigu.

Frey

Sébastien Corchia, à Lille

Sochaux et Lille sont d’accord, pour un transfert compris entre 2 et 2,5 millions d’euros. Sébastien Corchia et Lille sont d’accord, concernant les termes du prochain contrat du joueur. Et pourtant, le transfert ne se fera pas. Pourquoi? Parce, inédit dans l’histoire de la Ligue 1, la Direction Nationale de Contrôle et de Gestion décide de ne pas homologuer le contrat du latéral droit. La masse salariale du club nordiste est en cause.

Finalement, dénouement heureux, pour le plus grand bonheur des protagonistes, mais seulement six mois plus tard. Au début de ce mercato estival, donc.

Corchia

Loïc Rémy, à Liverpool

Evénement le plus récent en date, puisqu’il remonte à quelques semaines. On pense alors réellement que l’international tricolore est en train de franchir un cap dans sa carrière, s’apprêtant à signer dans un des meilleurs clubs, du championnat le plus relevé au monde. Tous les détails sont réglés, mais l’ancien pensionnaire de l’Olympique Lyonnais est finalement recalé lors de la visite médicale. Il sera même déclaré inapte à la pratique du football de haut niveau, par les médecins de Liverpool.

Pas évident de retourner jouer le maintien, avec les Queens Park Rangers, quand on était à un coup de crayon de se mêler à la course au titre avec l’un des clubs les plus mythiques du Royaume.

Rémy3

Steve Savidan, à l’AS Monaco

Là aussi, le transfert capote lors de la visite médicale. Mais les conséquences sont bien plus graves. Juin 2009, une anomalie cardiaque est détectée, et le joueur doit mettre un terme à sa carrière. Steve Savidan aura donc quitté le monde professionnel aussi vite qu’il l’aura rejoint. Trois ans seulement parmi l’Elite. Dommage, pour lui qui venait tout juste d’apparaître sous le maillot de l’Equipe de France.

Savidan

Rivaldo, à Bolton

Nous sommes en 2004. La star brésilienne est alors âgée de 32 ans, et vient de mettre un terme à sa carrière internationale. C’est à la stupeur la plus totale qu’il annonce, à la BBC Sport, rejoindre les Bolton Wanderers. Il ne s’agit que d’un modeste club anglais, en Premier League depuis deux ans seulement. On parle tout de même d’un joueur qui a été Ballon d’Or, champion du monde, qui a remporté la Ligue des Champions, la Copa America… la crème de la crème.

Finalement, l’accord est rompu, et Rivaldo part se perdre à l’Olympiakos.

Rivaldo

Diego Maradona, à Sheffield Wednesday

Avant tout le monde, le petit club anglais avait repéré celui qui, quelques années plus tard, allait révolutionner le football. Alors que le joueur n’était âgé que de 17 ans, il était suivi Harry Haslam, alors coach de Sheffield. Il demande donc à sa direction de débloquer 200 000 livres, soit l’équivalent de 250 000 euros, pour acheter le jeune talent argentin. Mais ses supérieurs choisissent finalement l’option Alejandro Sabellea, moins onéreuse.

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Lilian Thuram, au Paris-Saint-Germain

27 juin 2008, Lilian Thuram en conférence de presse, à Paris. Tout le monde s’attendait à ce que la signature du joueur, en provenance du FC Barcelone, soit officialisée.

Si je tiens cette conférence de presse, ce n’est malheureusement pas pour annoncer mon engagement au PSG, mais pour vous dire que les médecins ont détecté une malformation cardiaque. Il semble que ce soit la même maladie que mon frère a eue il y a quelques années et qui lui a coûté la vie sur un terrain de basket.

C’est donc un véritable coup de tonnerre dans le monde du ballon rond, et notamment en France. Les médecins de la sélection, qui n’ont jamais rien détecté, sont vivement critiqués. Toujours est-il qu’à la suite de cela, Lilian Thuram décide de prendre sa retraite sportive.

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Steven Gerrard, à Chelsea

Vous ne rêvez pas, le plus emblématique des joueurs de Liverpool aurait bien pu passer à l’ennemi. Fin 2005, les Reds viennent de remporter la Ligue des Champions, lors d’une finale historique, face au Milan AC. Steven Gerrard négocie avec ses dirigeants, pour une prolongation de contrat. Mais, sans que l’on sache exactement de quoi il s’agit, un événement survient, et il n’est alors plus question de prolonger. Pire : le joueur semble en passe de signer à Chelsea.

Mais, retournement de situation incroyable, il revient sur son choix, et poursuit l’aventure avec le club de la Mersey. Où plutôt : comment extirper le maximum de ses dirigeants.

Gerrard3

Cristiano Ronaldo, à Arsenal

A l’été 2003, Cristiano Ronaldo n’est pas encore la star incontestée qu’il est aujourd’hui. Mais il a tout de même tapé dans l’œil d’Arsène Wenger. Il est même tout proche de s’engager en faveur d’Arsenal, s’étant mis d’accord avec le club. Au point de s’entraîner plusieurs fois avec l’équipe professionnelle. Mais les Gunners ne souhaitent pas mettre plus de 5 millions d’euros sur la table, quand le Sporting Portugal en réclame près de 12.

Finalement, c’est donc Manchester United qui rafle la mise, en investissant 17,5 millions. Avant de le revendre 6 ans plus tard pour 94 millions, et après avoir soulevé une myriade de trophées.

Cristiano

Zlatan Ibrahimovic, à Arsenal

Les Gunners remportent donc largement la palme des erreurs de casting.

En 2000, le géant suédois se rend à Londres, afin de rencontrer Arsène Wenger. Il en vient même à sécher l’entraînement avec son club, persuadé de prochainement s’engager chez les Gunners. Mais au lieu de lui offrir un contrat, il demande à Ibrahimovic de faire un essai. Mauvaise idée : le joueur l’enverra balader. Mais cet épisode, c’est le principal intéressé qui le raconte le mieux.

Arsène m’a donné le fameux maillot rouge et blanc avec le numéro 9 et le nom d’Ibrahimovic. J’étais tellement content que j’ai même posé pour une photo dans cette tenue. C’était un moment fantastique pour moi. Arsenal avait une belle équipe à ce moment-là et voilà qu’on me donnait un maillot, spécialement pour moi. J’ai donc attendu que Wenger me persuade de rejoindre Arsenal, mais il n’a même pas essayé. Il ne m’a fait aucune proposition sérieuse. C’était plus : « Je veux voir si tu es vraiment bon, quel genre de joueur tu es. Fais un essai ». Je n’arrivais pas à y croire et j’ai dit. Pas question. Zlatan ne passe pas d’audition.

Et le joueur de signer à l’Ajax d’Amsterdam.

Zlatan Arsenal


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