Pourquoi le Bayern va gagner la Champion’s League

Vous n’êtes probablement pas passé à côté de LA grosse information foot de la semaine : hier, le Bayern Munich a été sacré pour la deuxième année consécutive, et la 24e fois de son histoire.

Mais ce qui est certainement le plus impressionnant, c’est le fait que les bavarois aient été sacré champions au mois de mars. Un record, non seulement national, mais également continental. Comment ont-ils pu réaliser une telle performance? C’est très simple : en devançant le rival qu’est le Borussia Dortmund de 25 points, à quatre journées de la fin. Facile.

 

Sur la lancée de la saison passée…

Les superlatifs manquent pour qualifier le parcours du Bayern cette saison, en Bundesliga. Ahurissant, exceptionnel, irréprochable, magnifique, somptueux… on pourrait y passer la journée. Alors évidemment, lorsque l’on remporte le championnat national si tôt dans la saison, c’est que la manière est là. D’ailleurs, les statistiques parlent en faveur des hommes de Josep Guardiola : 25 victoires et deux nuls en 27 matches, 79 buts marqués, 13 encaissés, au moins un but marqué lors de chaque rencontre, 15 clean sheets etc.

Bayern fête

A titre de comparaison, le Bayern marque plus de buts que le Barça, le Real, Manchester City ou Liverpool, références en la matière. En moyenne, il s’agit tout simplement de la meilleure attaque de tout le Vieux Continent. C’est même la seule équipe européenne à avoir marqué lors de chaque rencontre, en championnat. Une machine offensive des plus impressionnantes de l’histoire du football. Mais il ne faut pas croire les tâches défensives délaissées pour autant. Il s’agit de la formation qui a encaissé le moins de but, et qui a le plus souvent gardé sa cage inviolé. Certes cela devient répétitif, mais oui à travers toute l’Europe.

Le triplé historique de l’année dernière semble avoir véritablement galvanisé Franck Ribéry et ses partenaires. Triplé serait même réducteur pour les bavarois, puisque ce ne sont pas trois mais cinq compétitions qu’ils ont remporté. On oublie bien trop souvent la Super Coupe d’Allemagne et le Mondial des Clubs. Enfin, toujours est-il que le Bayern est le contre-exemple parfait de la légende qui veut que lorsqu’un collectif a tout gagné, la motivation le quitte. Au contraire, les Roten confirment le vieux adage, qui veut que l’appétit vienne en mangeant.

… la patte Guardiola en plus

Aujourd’hui, les bavarois sont encore plus forts que la saison précédente. C’est incontestable, les chiffres parlent pour eux. Pour autant, la philosophie du jeu munichois a été grandement modifiée. Pas fondamentalement, il est vrai. Mais l’arrivée de Guardiola a tout de même modifié le visage de l’équipe. Désormais on mise sur un monopole quasi-total du ballon, les attaques sont plus élaborées, faites de combinaisons dans les petits espaces… on sent bien que le technicien espagnol a apporté sa touche, qui était déjà sienne lorsqu’il coachait le FC Barcelone.

Les seuls bémols qui pourraient être apportés : on ne voit plus le football résolument tourné vers l’offensive, comme c’était le cas auparavant. Maintenant, c’est plus un « football total » qui est pratiqué, et avec une très large possession de balle. Ce qui implique donc d’avoir affaire à des formations largement retranchées dans leur camp, et par conséquent de faire parfois tourner le ballon, sans chercher à aller ver l’avant.

Guardiola

 

Et ça n’est pas forcément du goût de tout le monde. En tête de liste, on retrouve notamment Franz Beckenbauer, le président du conseil de surveillance du club. En général, lorsqu’il s’exprime, c’est pour manifester son désaccord. Là, c’était à l’issue de la qualification du Bayern face à Arsenal, en Champion’s League.

Au final, si nous continuons comme ça, nous serons comme le Barça. Plus personne ne voudra nous voir jouer parce que nos joueurs se passeront le ballon jusqu’à la ligne de but adverse.

Sauf qu’en quatre ans à la tête du Barça, Guardiola a gagné trois Liga, deux Coupes du Roi, trois Supercoupes d’Espagne, deux Ligues des Champions, deux Mondiaux des Clubs et deux Supercoupes d’Europe.

Un savant mélange pour remporter la LdC

Autant de raisons qui font que le Bayern semble largement favori à sa propre succession, sur la scène européenne. On pourra toujours émettre l’idée que la Bundesliga est moins relevée que les autres championnats européens. Que la Premier League, c’est certain. Par rapport à la Ligue 1 ou à la Série A? Pas de blague. Quant au championnat espagnol, c’est sensiblement la même chose : deux (cette année trois) équipes qui règnent en maîtres, et les autres qui savent d’avance qu’elles vont perdre lorsqu’elles les affrontent. Bref, des championnats à deux vitesses avec deux trois concurrents, et 15-17 spectateurs. Alors, lequel est le plus relevé? Si l’on se réfère à la confrontation qui a opposé le champion d’Allemagne au champion d’Espagne en C1, il semble que la réponse soit toute trouvée…

Ribéry7


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