Furiani, funeste anniversaire

Il y a 22 ans, jour pour jour, le football Français était témoin d‘une des plus grandes tragédies de son histoire.

Le 5 mai 1992, le Sporting Club de Bastia reçoit le grand Olympique de Marseille de Bernard Tapie en demi-finale de la Coupe de France. Toute l’île de Beauté attend ce rendez-vous avec impatience pour ce qui doit être la fête du football Corse.

La partie ne débutera jamais car un terrible évènement se produit. Voulant augmenter la capacité du stade afin d’atteindre 18 000 places en vue de cette rencontre, la direction du club bastiais fait raser la tribune Claude Papi et charge l’entreprise niçoise Sud Tribunes de la remplacer par une immense structure métallique de 9300 places.

Le soir du match, dès 19h, la nouvelle tribune ne tient pas le choc et commence à bouger. Le speaker tente en vain de demander aux supporters qui y sont installés de ne pas taper des pieds.Peu avant le coup d’envoi, programmé à 20h30, la tribune s’effondre. Les spectateurs installés en amont de cette dernière sont pris dans une chute vertigineuse de 15mètres.Les deux clubs décident de ne pas jouer et le chaos qui s’ensuit paraît ne pas avoir de fin. Les hôpitaux Corses sont surchargés, et des victimes sont même transportées en hélicoptère vers le continent.

Le bilan total des pertes humaines, 18 morts et 2357 blessés, est absolument terrifiant.

Depuis cette date, les pouvoirs publics et les instances du football Français ont toujours cherché à améliorer les conditions de sécurité à l’intérieur des stades pour ne plus jamais avoir à revivre telle situation.

En 2012, la LFP et la FFF honorent enfin la mémoire des victimes, et décident qu’aucun match de football ne sera plus jamais disputé en France à la date du 5 mai.


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