CdM : le Brésil va devoir montrer autre chose

Hier, Brésiliens et Mexicains s’affrontaient, pour le compte de la deuxième journée du groupe A. On peut dire que la qualification se jouait déjà, puisque les deux nations sont sorties vainqueurs de leur premier match, respectivement contre la Croatie (3 – 1) et le Cameroun (1 -0).

Mais c’est sur le second score nul et vierge de cette Coupe du Monde 2014 que les deux équipes se sont quittées hier soir. Elles se partagent donc la tête du groupe, en attendant le Cameroun – Croatie de ce soir, avec 4 points chacune. L’issue finale de ce groupe connaîtra donc son dénouement lundi prochain. En attendant, il existe quelques enseignements à tirer de la rencontre d’hier soir, et notamment du côté de la Seleçao.

Pauvreté offensive

Après leur match face à la Croatie, les hommes de Luiz Felipe Scolari étaient attendus au tournant. Car s’ils se sont imposés lors de le première journée, le moins que l’on puisse dire est que c’était sans la manière. Et même sur fond de polémique, puisqu’il n’y a absolument jamais faute sur Fred, lorsque Mr Nishimura accorde un penalty en leur faveur. Ce sera bien évidemment le tournant du match, puisque les Brésiliens prennent alors l’avantage, à 20 minutes du terme de la rencontre. Et on ne reviendra pas là-dessus, mais avec un vrai gardien de but dans les cages croates, cela peut très bien se terminer par une victoire des Vatreni sur la plus petite des marges.

Ochoa2

Mais hier soir, la sélection auriverde est bien loin d’avoir rassuré les esprits. Alors bien entendu, Guillermo Ochoa se trouvait en état de grâce, et a sorti quatre parades d’exception face Paulinho, Thiago Silva, et Neymar par deux fois. Mais ce furent là les seules véritables occasions que se sont créées les Brésiliens.

Car dans l’animation offensive, ce fût plus que moyen. On peut déjà mettre en doute la pertinence du choix de Scolari de titulariser Ramires en tant qu’ailier droit, sachant pertinemment qu’il aura affaire à une équipe mexicaine principalement regroupée derrière. Rentré à la mi-temps à sa place, on a d’ailleurs vu que le jeune Bernard a bien plus apporté le danger.

Pourtant, ce qui a été véritablement choquant, et de manière criante, c’est la pauvreté de l’animation offensive de cette équipe. Devant, durant la grande majorité de la partie, on n’a pas vu de mouvement, pas un seul appel, pas une solution proposée au porteur du ballon, qui a souvent dû se contenter de jouer de manière latérale. Exception faite de Neymar, qui semble réellement être le seul Brésilien à prendre la mesure de l’événement. Ou alors est-ce justement cet enjeu qui paralyse ses coéquipiers. Toujours est-il que la star annoncée de ce Mondial porte pour l’instant à lui seul son équipe : c’est lui qui a offert la victoire aux siens contre la Croatie, et qui a de loin été le plus percutant et dangereux face à la Verde. Les autres vont devoir réagir, car ce ne pourra être le cas durant toute la compétition. Du moins pas si le Brésil veut remplir son objectif, qui est tout simplement de soulever le trophée le 13 juillet prochain.

Un Mexique loin d’être ridicule

Tous les spécialistes annonçaient Guardado2une sélection mexicaine recroquevillée derrière, en défense, subissant les coups de boutoirs de son adversaire. Mais ce fut loin d’être le cas. Un seul regard aux statistiques de la rencontre en atteste : 47% de possession de balle et 13 tirs contre 14 pour le Brésil. Le seul bémol à émettre concerne les frappes cadrées, seulement 2.

Rafael Marquez et les siens ont donc fait bien mieux que résister aux assauts Jaune et Bleu, et ont offert une opposition de qualité. Le match aurait même pu basculer de leur côté, car ils ont eu les occasions pour ouvrir le score. Par Vasquez, Herrera et Raul Jimenez notamment.

Cela peut tout de même susciter quelques interrogations côté brésilien car, à priori, le Mexique n’est quand même pas l’équipe la mieux armée de la compétition, offensivement parlant. Alors qu’en sera-t-il lorsqu’il sera venu le moment d’affronter les cadors de la scène internationale?

Le Brésil est le grand favori de cette Coupe du Monde, a clairement affiché son ambition de la remporter, joue à domicile… il se doit donc d’afficher un meilleur visage. Sous peine d’aller au devant d’une très grosse déconvenue.

Encore un arbitrage à domicile…

C’est moins flagrant que lors du match précédent, car aucun coup de sifflet n’a été accordé à Marcelo, alors qu’il s’écroule dans la surface durant les ultimes instants de la rencontre. Et heureusement, parce qu’il n’y avait absolument rien.

Sur l’ensemble du match, on peut tout de même dire que les décisions arbitrales étaient en faveur des Auriverdes. Un Neymar surprotégé : le moindre contact, et il y a faute. Deux cartons jaune pas forcément évidents, adressés à Vasquez et Aguilar. Mais surtout un attentat de la part de Thiago Silva, en position de dernier défenseur et qui arrive par derrière, sur Javier Hernandez. Ce qui aurait indéniablement dû lui valoir un carton rouge. Mais Mr Cakir en a décidé autrement, et lui a gentimend adressé un jaune.

On espère toute de même que cet arbitrage maison ne va pas durer toute la compétition.

Silva


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