CdM : dans le groupe de la mort, Italie ou Uruguay?

Lorsque le tirage au sort de la Costa RicaCoupe du Monde a eu lieu, le 6 décembre dernier, tous les spécialistes du football s’accordaient à dire que le groupe D faisait office de « groupe de la mort ». Pour autant, jamais un seul d’entre eux n’aurait pu imaginer un tel scénario.

On ne donnait en effet pas cher de la peau du modeste Costa Rica, 28e au classement FIFA, et nation supposée la plus faible de la poule. Aujourd’hui, c’est bien simple, à quelques heures du coup d’envoi des deux derniers matchs de ce groupe, il s’agit de la seule équipe assurée d’atteindre les huitièmes de finale.

Par deux fois les hommes de Jorge Luis Pinto sont parvenus à créer la surprise, en s’imposant tout d’abord face à un Uruguay privé de son meilleur joueur : Luis Suarez, puis en renversant la Squadra Azzura d’Andrea Pirlo. On ne peut donc pas enlever le mérite qu’est le leur : les Costariciens méritent leur qualification.

Angleterre : pourquoi un  tel échec?

Finalement, la palme de la moins bonne formation de ce groupe devrait revenir à l’Angleterre. Si elle peut toujours terminer à égalité de points avec l’Uruguay ou l’Italie, dans le cas où il y aurait un vainqueur dans le match opposant les deux équipes, la sélection des Three Lions a tout de même été la première à devoir faire une croix sur le tour suivant.

Les raisons d’un tel échec sont multiples. Tout d’abord, il y a évidemment les contre-performances des joueurs censés être les leaders de l’effectif. On pense notamment à Wayne Rooney, totalement en-dedans malgré son premier but en Coupe du Monde. Le buteur semble être resté sur la même longueur d’onde que lors de sa très moyenne saison avec United. On attendait également plus d’un joueur tel que Daniel Sturridge, qui n’était pas loin, entre autres, de mener Liverpool vers le titre en 2014. Et des hommes comme Steven Gerrard n’ont jamais su apporter la maîtrise que devrait être la leur, au vu de leur expérience, au milieu de terrain.

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Cependant, on ne peut pas se contenter de dire qu’un tel échec résulte uniquement de mauvaises prestations individuelles de la part 23. Roy Hodgson a une grande part de responsabilité. Face à l’Uruguay, on a vu un dispositif tactique pour le moins surprenant, avec les deux récupérateurs que sont Gerrard et Henderson, et quatre attaquants : Sterling, Sturridge, Rooney et Welbeck. Evidemment, l’équipe d’Angleterre s’en est trouvée totalement scindée en deux, et on peut donc dire de la cohésion tactique qu’elle était totalement inexistante.

Les Anglais rentreront donc déjà au pays, après avoir joué le Costa Rica ce soir, « pour du beurre ». Ou plutôt si : afin de sauver l’honneur. Et à la lumière des parties livrées jusqu’ici par les deux équipes, ce sont bien les Sud-Américains les favoris.

Italie – Uruguay un choc au sommet

On pouvait penser, avant le début de la compétition, que cette rencontre serait décisive quant à la décision finale que rendra le groupe D. Mais certainement pas autant. C‘est clairement un seizième de finale que se disputent ce soir Italiens et Uruguayens.

Car si le Costa Rica est assuré de participer au prochain stade de la compétition (en tant que 1er ou 2e du groupe), les deux adversaires du soir se disputeront le seconde place qualificative. Léger avantage toutefois aux hommes de Cesare Prandelli. Car en cas de match nul, ce sont eux qui passent. La différence de but de l’équipe transalpine étant supérieure à celle des Sud-Américains.

Cavani Suarez

Il est vrai que parfois, vouloir tenir le score peut inciter l’équipe à se contenter de défendre, et donc à être acculé et subir les coups de boutoir de l’adversaire. Alors est-ce vraiment un avantage? Cela peut paraître cliché, mais l’art du Catenaccio n’a pas été cultivé en Italie pour rien, et dans le relance, la qualité inégalée des passes d’Andrea Pirlo pourrait s’avérer décisive.

Du côté de la Celeste, il faudra bien entendu garder un oeil sur le meilleur joueur, buteur et passeur de la Premier League : Luis Suarez. Même s’il n’est pas le seul à pouvoir faire la différence. On pense bien évidemment à Edinson Cavani, qui pourrait se remémorer au bon souvenir des anciens défenseurs de Série A qu’il a côtoyés.

La rédaction de Les-Transferts vous livre son petit pronostic : qualification de l’Uruguay.


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