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Le jour où Olivier Dacourt a attaqué Donald Trump en justice

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A priori, on ne voit aucun lien entre le récemment élu président des Etats-Unis Donald Trump et le chroniqueur du Canal Football Club Olivier Dacourt. Et pourtant, les deux se sont affrontés au tribunal en 2011 pour une affaire d’escroquerie immobilière sur fond de FBI, d’espionnage russe et de margarita. 

Le Trump SoHo, un projet grandiose

Avant de devenir président des Etats-Unis et d’inventer des attentats en Suède, Donald Trump était un des principaux magnats de l’immobilier New Yorkais. Au milieu des années 2000, il lance un appel à financement pour construire le Trump SoHO, un luxueux hôtel de 46 étages dans Manhattan.

A l’époque, il est plus favorable de rechercher des investisseurs en Europe, notamment au Royaume Uni. C’est là que l’ancien joueur de Leeds, de l’Inter et de l’Equipe de France intervient. En effet, il est comme d’autres investisseurs attiré par la publicité de Trump, promettant « une magnifique oeuvre d’art à 370 million de dollars, un chef d’oeuvre inspirant ».

 

Mauvais timing

Le souci, c’est que cet appel d’offre immense tombe pile au moment de la crise financière de 2008, qui touche les investisseurs immobiliers très rapidement. Forcément, développer un projet pareil dans une crise économique s’avère compliqué. Mais Dacourt a déjà versé un dépôt de 460.000$ (sur un montant total de 2.3 millions). Au fil des années, le nombre d’investisseurs progresse lentement, atteignant seulement « 15 a 30% » de la somme nécessaire.

Margarita, mafia et FBI

Associés à d’autres investisseurs floués, l’international Français commence à voir rouge et à réclamer une enquête : le projet qu’il a acheté est moins « solide » que prévu ! Mais l’enquête se dirige vite vers un des associés de Trump, un certain Mr Sater.

Celui-ci, responsable des transactions financières, a en fait effectué de la prison en 1993 pour avoir poignardé un homme dans une rixe dans un bar avec un verre de margarita cassé. Pire, il est pris 5 ans plus tard en train de magouiller avec des mafieux locaux et des investisseurs russes et kazakhs, avant de devenir indic pour le FBI.

Bref, un personnage de film de Scorsese, du type qui n’inspire pas confiance. Il est soupçonné d’avoir exagéré les promesses d’investissements et d’avoir minimisé les risques dans une période d’éclatement de la bulle immobilière.

Le procès

Celui-ci n’est pas terminé, même s’il ne concerne plus directement Trump mais le directeur d’une de ses filiales, accusé d’avoir protégé Sater. Mais pour Dacourt, les affaires se sont réglées plus ou moins à l’amiable : Trump a accepté de rendre 90% de la somme avancée, bien qu’il n’ait jamais reconnu aucune malfaçon dans le processus.

Olivier Dacourt est donc devenu chroniqueur aux côtés d’Habib Beye, ce qui reste bien moins dangereux et compliqué à gérer. Pour les anglophones qui souhaitent creuser un peu l’affaire, un article du New York Times l’explique ici

 

 

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