La Coupe du Monde, c’est la Copa America !

Ça y est, le 1er tour du Mondial vient de s’achever. Le dernier ticket aura donc été composté par les Fennecs de Vahid Halilodzic, aux dépens de la Russie de Fabio Capello.

La phase de groupes a été le théâtre de 136 buts inscrits, pour une séduisante moyenne de 2,83 buts par match, ce qui constitue le meilleur ratio depuis l’édition de 1970, qui s’était tenue au Mexique.

Incontestablement, cette Coupe du Monde 2014 est celle des équipes américaines. Avec pas moins de 8 représentants au stade du top 16, le Nouveau Monde truste 50% des places dans le tableau final.

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L’AmSud à son aise

C’est simple, sur les 6 équipes Sud-Américaines qualifiées, seul l’Equateur, qui n’est pas tout à fait le même lorsqu’il ne reçoit pas sur les hauteurs de Quito, a échoué dans la course au 2ème tour.

Autrement dit, on n’est pas passé loin d’un Grand Chelem historique pour la Conmebol, qui devra se contenter de 83% d’équipes qualifiées.

Malgré un niveau de jeu décevant, voire parfois inquiétant, les 2 monstres que sont le Brésil de Neymar et l’Argentine de Messi ont quand même réussi à terminer en tête de leur groupe.

Les 2 belles surprises viennent du Chili et de la Colombie. En battant le tenant du titre espagnol 2-0, les coéquipiers d’Arturo Vidal ont mis fin à l’incroyable règne de la Roja. Le trio offensif de feu, constitué par Vargas,Valdivia et Alexis Sanchez, a offert un niveau technique très intéressant.

La Colombie, même privée de Falcao, n’a eu aucun souci pour terminer à la 1ère place du faible groupe C, en disposant facilement de la Grèce, la Côte d’Ivoire et enfin du Japon. Autour de James Rodriguez, qui assume parfaitement son statut de leader technique, les Cafeteros peuvent compter sur un solide David Ospina dans la cage, son expérimentée charnière Yepes-Zapata ou encore sur les débordements de l’infatigable Juan Cuadrado.

Enfin, l’Uruguay a terminé à la 2ème place du groupe de la mort, grâce à 2 victoires obtenue dans les 10 dernières minutes face à l’Angleterre et l’Italie. Néanmoins, sans Luis Suarez, la Céleste n’est pas la même. Et la suspension du héros national aux dents longues constitue un véritable coup dur pour les hommes d’Oscar Tabarez.

Il est à noter qu’ il y aura à coup sûr un 1/4 de finale 100% sud-américain, et en conséquence, 1 place est déjà réservée par la Conmebol dans le dernier carré pour le 8 juillet prochain.

 

La Concacaf au top

Mais l’Amérique ne joue pas qu’au Sud du continent. Il faut bien avouer que peut importe la longitude, on taquine très bien le cuir sur les terres découvertes par Christophe Colomb.

Le cru 2014 est d’ailleurs historique pour l’Amérique du Nord, Centrale et les Caraïbes. En effet, sur 4 équipes engagées, seuls le faible Honduras n’a pas composté son ticket pour le top 16.

Soit un magnifique ratio de 75% d’équipes qualifiées. Du jamais-vu.

Car malgré une campagne qualificative galère, le Mexique a une nouvelle fois répondu présent et possède, avec l’impérial Memo Ochoa, la meilleure défense du tournoi avec seulement 1 but encaissé en 3 matchs. La Tri n’a pas manqué les huitièmes de finale depuis 1998 et compte 5 qualification d’affilée pour le 2ème tour, série en cours.

Les USA ont créé la surprise en battant le Ghana en ouverture, et en enchaînant ensuite avec un superbe match nul 2-2 face au Portugal de CR7. Les révélations que sont John Brooks Jr ou Kyle Beckerman sont bien encadrées par les tauliers Tim Howard, Michael Bradley ou encore Clint Dempsey. Si les hommes de Klinsmann jouent de la même façon face à la Belgique que contre les Lusitaniens, ils peuvent légitimement croire en leur chances.

Enfin, le Costa Rica constitue la plus grande surprise de ce 1er tour.

En finissant 1er du terrible groupe D avec 2 victoires face à l’Italie et l’Uruguay, les hommes de Jorge Luis Pinto ont réalisé un authentique exploit.

Leur jeu tonique et vertical est un vrai régal, et Bryan Ruiz du PSV Eindhoven ainsi que Joel Campbell de l’Olympiakos, sont de vrais poisons pour les défenses adverses. Après avoir reproduit leur performance de 1990 où ils avaient aussi atteint les huitièmes, les Costariciens ont une vraie chance de marquer l’histoire et d’atteindre les quarts pour la 1ère fois. Dimanche, face à la Grèce, ils seront favoris.

 

L’Europe sombre

Avec 13 équipes engagées sur 32, l’Europe présentait le contingent de prétendants le plus fourni. Mais avec seulement 6 survivants en huitièmes et un ratio de 46% d’équipes qualifiées, le Vieux Continent n’est pas à la fête.

Le Portugal, l’Espagne et l’Italie, tous les 3 demi finalistes du dernier Euro, ont ainsi été balayés par le vent de fraîcheur qui souffle sur ce Mondial. L’Angleterre, la Russie ou la Croatie, sont eux aussi passés à la trappe.

Malgré les excuses liées au climat, ou encore à la fatigue des joueurs, émoussés par une interminable saison, le constat est implacable : l’Europe ne rayonne plus sur le football mondial.

Malgré une finale 100% européenne il y a 4 ans, c’est la deuxième fois d’affilée que seuls 6 représentants sont présents au rendez vous des huitièmes. On est loin du 10 sur 16 de 2006, ou encore du 9 sur 16 de 2002.

Le déclin est incontestable. Les dernières grosses cylindrées restantes sont les incroyables Pays-Bas, l’éternelle Allemagne ou encore la France. Malgré ses 3 victoires dans le groupe H, la Belgique n’a pas encore joué à son meilleur niveau.

Zéro pointé pour l’Asie

Avec aucun représentant en phase finale, l’AFC a déçu par la pauvreté technique proposée par ses représentants.

La Corée du Sud et le Japon, tous deux présents au deuxième tour en Afrique du Sud, ont rapidement montré leurs limites offensives. Leurs tant attendus tauliers, Son, Kagawa ou encore Honda ne se sont pas montrés à la hauteur.

L’Australie et l’Iran, loin d’être favoris, se sont courageusement battus avec leurs armes. Malgré le plaisant jeu d’attaque côté socceroos, et l’implacable discipline tactique des hommes de Carlos Queiroz , ces 2 sélections n’ont jamais été en mesure de prétendre à mieux que terminer aux dernières places des groupes B et F.

L’Afrique garde le cap

Avec 2 équipes qualifiées pour les huitièmes contre seulement 1 il y a 4 ans, le continent africain améliore ses statistiques avec 40% de ses représentants présents au second tour.

Le Ghana et le Cameroun ont plus fait parler d’eux à cause de leurs problèmes extra sportifs que pour leurs performances.

L’énorme déception est pour les Eléphants de Sabri Lamouchi, piégés à la dernière seconde face à des Grecs cruels et réalistes. Malgré un groupe C très abordable, et une victoire en ouverture face au Japon, les Ivoiriens manqueront une nouvelle fois, comme en 2006 et en 2010, la phase finale. Yaya Touré, touché par un drame familial, n’a pas évolué à son vrai niveau, tandis que Salomon Kalou et Gervinho auront été trop intermittents.

Le champion d’Afrique nigérian a, quant à lui, fait le boulot dans un groupe F à sa portée. Malgré un nul face à l’Iran, les hommes de Stephen Keshi ont gagné la confrontation décisive face à la Bosnie, mais les Super Eagles ont eu la chance de voir Edin Dzeko se faire refuser un but parfaitement valable à 0-0. Futurs adversaires des Bleus, les coéquipiers d’Obi Mikel pourront compter sur Vincent Enyeama, sur le golgoth Emmanuel Emenike ou encore sur l’ancien lillois Peter Odemwingie. Ahmed Musa, auteur d’un doublé surprise face à l’Argentine, sera lui aussi à surveiller de très près.

Qualifiée elle aussi avec 4 points, l’Algérie accède aux huitièmes pour la première fois de son histoire . Les superbes prestations de Raïs M’Bohli dans les buts et d’Islam Slimani en pointe sont à retenir. Mais les 2 grands artisans de la qualification sont les milieux évoluant en Liga. Le valencian Sofiane Feghouli, ainsi que le dribbleur de Grenade Yacine Brahimi, ont apporté une qualité technique difficile à contrer au milieu du terrain.

En huitièmes, une double confrontation face à l’Europe attend l’Afrique.

Lundi, la France jouera contre le Nigeria, tandis que les Fennecs auront l’occasion de définitivement devenir la bête noire de l’Allemagne, qu’ils avaient battu 2-1 au Mondial 1982.

 

 


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