Coupe du Monde : pourquoi les meilleurs mordent-ils la poussière ?

Incontestablement, l’élite est à la peine lors de ce Mondial 2014.

Entre un Brésil fébrile, une Argentine laborieuse, ou encore une Allemagne surprise par le Ghana, les ultra favoris déçoivent. Mais, même malmenées, ces équipes ( l’Albiceleste est qualifiée) devraient néanmoins trouver le chemin du 2ème tour.

Ce qui est loin d’être le cas d’autres cadors, en immense difficulté depuis le début de la compétition.

Avec les éliminations précoces de l’Angleterre et surtout de l’Espagne, le monde du football s’est en effet pris une sacrée baffe.

Le Costa Rica, trublion du groupe D, est d’ores et déjà qualifié pour les huitièmes avec ses 2 victoires face à l’Uruguay et l’Italie. Ces 2 sélections se retrouveront d’ailleurs dès mardi pour savoir qui aura le droit de sortir de la poule et continuer l’aventure. C’est donc 1 autre favori qui va disparaître des radars quoi qu’il arrive.

Enfin, en égalisant au bout du bout des arrêts de jeu face aux USA, le Portugal de CR7 reste encore vivant dans la compétition. Mais un résultat nul au prochain match entre l’Allemagne et les Yankees serait synonyme de qualification pour les 2 équipes. Les hommes de Bento n’ont donc plus leur destin entre les mains. Et la sortie se rapproche.

Comment expliquer cette déchéance des gros du football lors du rendez vous brésilien ? Les-transferts.com vous propose plusieurs explications.

Un Mondial Américain

Pour l’instant, la compétition tourne largement en faveur des équipes issues du continent américain. Les représentants des fédérations Conmebol pour le Sud, et Concacaf pour le centre et le Nord du continent, sont à la fête.

A l’image de l’invraisemblable ferveur chilienne, ces équipes sont massivement soutenues par leurs supporters, nombreux à avoir fait le déplacement.

Après 2 journées disputées sur l’ensemble des groupes, les équipes américaines bénéficient d’un superbe ratio avec un total de 13 victoires, 3 matchs nuls et seulement 4 défaites.

En huitièmes de finale, nous sommes assurés de revoir le Chili, la Colombie, le Costa Rica, l’Argentine, tous qualifiés.

Mais d’autres Américains vont rapidement suivre ce contingent. En effet, le Mexique, le Brésil, l’Uruguay, l’Equateur, et les Etats-Unis peuvent encore prétendre espérer les rejoindre.

Si toutes ces sélections venaient à réussir leur pari, les huitièmes compteraient ainsi la bagatelle de 9 représentants sur 16 soit en provenance du Nouveau Monde, soit plus de 50% !

 

Des stars émoussées

Avec des saisons interminables dans leurs clubs respectifs, les meilleurs joueurs semblent bien fatigués sur les pelouses brésiliennes.

Certes, le forfait de Ribéry n’a pour l’instant pas eu d’influence négative sur les résultats des Bleus, mais la double blessure de Cristiano Ronaldo handicape sérieusement le Portugal. Les Lusitaniens ont par ailleurs aussi perdu Fabio Coentrao sur blessure pour le reste du Mondial.

Wayne Rooney n’aura brillé que par intermittence, avec un premier match manqué face à l’Italie mais rattrapée par une prestation pleine de classe contre l’Uruguay. Hélas, pour un résultat insuffisant.

Lionel Messi semble, à l’image de ses partenaires, chercher le bon tempo avec sa sélection. Mais lui à répondu présent, avec déjà 2 buts inscrits.

Après une année à rallonge, les représentants de la Roja ont semblé très fatigués.

Ramos et Xabi Alonso, lessivés par l’exercice 2013-2014 avec le Real Madrid, sont totalement passés à côté. Le constat est le même pour leurs rivaux Colchoneros. Diego Costa sortait d’une longue convalescence à la cuisse lorsqu’il a débuté face aux Bataves. Et il n’aura pas pesé plus que ça sur les défenses adverses. Lors de son entrée en jeu, Koke est lui aussi apparu bien emprunté. Il n’a ainsi pas pu autant créer de décalages qu’en club.

Malgré son retour en grâce, Luis Suarez revient lui aussi d’une blessure au ménisque qui aurait pu lui coûter sa participation au Mondial. Des inquiétudes demeurent sur sa capacité à tenir le rythme physiquement, surtout quand on le voit terrassé par les en fin de match face aux Three Lions.

Le rendement de la Mannschaft ne serait probablement pas le même avec l’apport de Marco Reus, qui s’est tristement blessé à la cheville juste avant le Mondial.

Enfin, la défense brésilienne semble ne pas encore être rentrée dans le tournoi. Autant David Luiz, Thiago Silva que Dani Alves, aucun d’entre eux n’a pour l’instant joué à son véritable niveau en club.

 

Pas de complexes !

Le constat est le même depuis quelques années : il n’y a plus de petites équipes ! Galvanisés, les petits poucets exploitent leur chance à fond et surtout, ne lâchent rien.

La Chili et surtout la Hollande ont ainsi bien galéré pour se sortir du piège australien.

Le Costa Rica va se qualifier alors qu’on lui prédisait une chute rapide et 0 point dans le groupe de la mort.

L’Iran de Carlos Queiroz a encore une chance de se qualifier et a proposé des prestations intéressantes face au Nigeria et l’Argentine.

A une minute près et l’égalisation tardive de Varela, les USA pourraient déjà fêter leur qualification en huitièmes.

Enfin, l’Algérie est bien partie pour coiffer la Russie de Fabio Capello au poteau dans la course au second tour.

Un climat compliqué

Cesare Prandelli a été le seul à en parler publiquement. Il s’est ainsi plaint de la chaleur et de l’humidité qui règnent au Brésil, mais a surtout demandé 2 temps morts par match pour permettre aux joueurs de bien s’hydrater.

Quand on sait que le sélectionneur italien n’est pas un adepte de la mauvaise foi, on se dit que l’argument doit tenir la route.

Les disparités climatiques sont très importantes dans ce vaste pays qu’est le Brésil. Entre l’humidité amazonienne de Manaus qui a empêché Ivan Rakitic de respirer correctement face au Cameroun, le yo-yo météorologique de Curitiba entre pluie, fortes chaleurs, chutes de températures brutales et même brouillard, ou encore la douceur quasi méditerranéenne de Brasilia, les acteurs sont soumis à des changements importants.

Il est évident que ceux qui n’y sont pas habitués (les Européens en priorité) voient leurs performances baisser d’un cran en conséquence.

 

 


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