10 ans déjà que la Grèce a gagné l’Euro…

A la surprise générale, la Grèce remporte l’Euro 2004 pour la première fois de son Histoire. Sous l’ère Otto Rehhagel, les Ciel et Blanc ont été héroïques dans cette compétition en éliminant tour à tour la France, la République Tchèque et le Portugal en finale. Depuis, les hommes de Claudio Ranieri sont descendus de leur nuage pour entrer dans le rang.

Grèce Euro 2004

4 juillet 2004, la Grèce au Panthéon

« La Grèce antique avait 12 dieux, la Grèce moderne en a 11 » 

Voilà l’inscription inscrit sur le bus grec.

Opposée au Portugal, pays hôte, elle remporte l’Euro grâce à un but d’Angelos Charisteas, passé plus tard en France à Arles-Avignon.

Nullement citée parmi les favoris, la Grèce célèbre, au stade de la Luz de Lisbonne, son titre de championne d’Europe. Elle succède à la France.

Mais, en moins de deux ans, tout disparaît. Les Grecs, devancés par la Turquie en barrages, ne parviennent pas à se qualifier pour la Coupe du monde 2006.

Un échec pour ce pays qui comptait surfer sur la vague du succès pour prouver aux yeux du monde qu’il n’était plus « petit » en termes de football.

Malheureux comme les pierres, les Hellènes se remobilisent et parviennent à être présents pour l’Euro organisé conjointement par l’Autriche et la Suisse. Mais rien ne va fonctionner comme prévu.

Dans une poule avec l’Espagne, la Suède et la Russie, les coéquipiers de Yorgos Karagounis sombrent et terminent avec 0 point. 3 matchs, 3 défaites, 1 seul petit but marqué et 5 encaissés.

Un petit tour et puis s’en va pour une équipe dont l’effet de surprise n’était plus au rendez-vous.

En 2010, la Grèce termine à la seconde place de son groupe de qualifications pour le Mondial en Afrique du Sud.

Mais, face à l’Ukraine, Otto Rehhagel réalise un coup de maître en s’imposant 1-0 à l’extérieur après un match nul et vierge en Grèce. Tout le peuple hellénique célèbre cette qualification.

Les Grecs sont de retour à la Coupe du monde, une première depuis 1994 (Etats-Unis).

Surpris d’entrée par la Corée du Sud, « Le Bateau Pirate » (le surnom de l’équipe) gagne son premier match de l’Histoire le 17 juin 2010 face au Nigéria (2-1).

La Grèce n’a pas le temps de célébrer cette victoire puisque quelques jours plus tard, elle est dominée par l’Argentine (0-2) qui la renvoie à la maison. Une fois de plus…

Cependant, de nombreux joueurs arrivaient en fin de carrière comme le buteur maison, Angelos Charisteas.

Avec ce nouvel échec, Otto Rehhagel préfère se retirer avec le sentiment du devoir accompli.

Celui d’avoir amené la Grèce au sommet de l’Olympe ou plutôt de l’Europe !

Un nouvel exploit et puis…

Fernando Santos est le successeur d’Otto Rehhagel. Un Portugais à la tête de la sélection grecque. Une idée de jeu différente mais qui porte ses fruits.

Qualifiée après une belle victoire face à la Croatie pour l’Euro 2012, la Grèce fait figure d’épouvantail dans un groupe où la Russie, la République Tchèque et la Pologne sont théoriquement supérieurs.

Après un match nul face à la Pologne (1-1) et une défaite logique face aux Tchèques (1-2), les Grecs n’ont plus le choix.

Ils doivent vaincre la Russie, grande favorite du groupe et potentielle demi-finaliste du tournoi. Mais Santos a plus d’un tour dans son sac.

Grâce à une défense héroïque et des contres assassins, les Hellènes réalisent un nouvel exploit dans leur Histoire en s’imposant 1-0 face aux Russes. Le héros s’appelle Yorgos Karagounis, unique buteur de la partie.

Au goal-average particulier, la Grèce devance la Russie.

Heureux d’un tournoi d’ores et déjà réussi, les Grecs sont éliminés par l’Allemagne (4-2), futur demi-finaliste de la compétition.

Avec Fernando Santos, la Grèce est séduisante et se qualifie avec la manière, en barrages certes, face à la Roumanie.

Les Grecs vont disputer une deuxième Coupe du monde consécutive.

Dans la poule, les partenaires de Kostantinos Mitroglou, la star de l’équipe, se retrouvent avec la Colombie, la Côte d’Ivoire et le Japon. Un groupe ouvert où aucun favori ne se dégage.

Pourtant, très vite, les Colombiens, emmenés par un James Rodriguez de gala, se montrent supérieurs aux trois autres formations.

Après un nul face au Japon, la Grèce doit absolument l'emporter pour accéder aux huitièmes de finale de la compétition.

Comme en 2012, les Ciel et Blanc trouvent des ressources insoupçonnées pour venir à bout des Ivoiriens grâce à un penalty de Samaras au bout du temps additionnel (2-1, 93e). C’est historique !

Mais, toutes les belles choses ont une fin.

Malgré une égalisation dans le temps additionnel, la Grèce est éliminée aux tirs au but par la surprenante équipe du Costa Rica. Ce sera le dernier match de la légende Yorgos Karagounis, international de 1999 à 2014 (135 sélections – 11 buts).

Ranieri dans le rôle du sauveur ?

Après cette défaite en Coupe du monde, Fernando Santos laisse la main à Claudio Ranieri, l’ancien technicien de l’AS Monaco entre 2012 et 2014.

Depuis sa 6e place au classement FIFA à la suite de sa victoire à l’Euro 2004, la Grèce a reculé au classement pour se retrouver aujourd’hui au 14e rang juste derrière l’Italie. Excusez du peu.

Les « Galanolefki » (l’autre surnom des Grecs) sont désormais en lice pour composter leur billet pour l’Euro 2016 en France.

Malheureusement, l’effet Ranieri n’a pas eu l’effet escompté car pour leur premier match dans le groupe F, les coéquipiers de Kostas Katsouranis (103 sélections) se sont inclinés à domicile face à la Roumanie (0-1) le 7 septembre dernier.

Le 11 octobre prochain, la Grèce tentera de rectifier le tir en Finlande… Le chemin vers un nouveau sacre à l’Euro est encore très loin.

En tout cas, personne n’oubliera qu’en 2004, la Grèce était la déesse du football européen !

10 ans déjà…


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