Guide du Mercato (dates, règles, records)

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La période du mercato est toujours attendue de pied ferme par les supporters des gros comme des petits clubs.

Le marché des transferts vit 365 jours par an, et ce, malgré seulement 2 périodes où l’on peut officiellement se renforcer ou au contraire “dégraisser”.

Qu’il s’agisse du mercato estival, dans le but de parfois totalement modifier l’ossature d’une équipe, ou du mercato hivernal, le plus souvent pour apporter des retouches, cette période rend les agents hyperactifs, mais surtout, fait et défait les carrières de nos idoles.

Les-transferts.com vous expliquent en détail son fonctionnement.

Dates officielles du mercato 2017/2018

Depuis 1997, la période des transferts a été harmonisée autour de 2 périodes, celle de l’intersaison (lors de l’été entre 2 saisons), et la mi-saison (lors de la trêve hivernale).

Saison
Date d’ouverture
Date de clôture
Mercato d’été
9 juin 2017
31 août 2017
Mercato d’hiver
1er janvier 2018
31 janvier 2018

Le mercato d’été

Il débute habituellement le 1er juillet pour s’achever à la date limite du 31 août, 1 mois environ après le début de la nouvelle saison.

Si le Transfer Deadline Day, qui correspond à la fermeture du marché des transferts est ainsi habituellement prévu le dernier jour du mois d’août, il est programmé plus tard lorsqu’il tombe lors d’un weekend.

Ainsi, en 2013, le marché des transferts avait fermé ses portes le lundi 2 septembre !

En décalant ainsi la clôture du mercato au premier jour travaillé suivant à minuit , cela permet de négocier les nombreuses transactions qui se font dans l’urgence, l’envoi de documents ou encore la gestion de toutes sortes de formalités. Comme cela, il n’y a plus d’erreurs de fax ou quoi que ce soit.

On peut aussi procéder à des réglages de dernière minute si, par exemple, le début de championnat s’avère catastrophique.

Lors de l’été 2011, les Gunners d’Arsenal, qui venaient de se séparer de leurs 2 maîtres à jouer, Francesc Fabregas et Samir Nasri, avaient dû renforcer leur effectif, avec pas moins de 4 arrivées lors du dernier jour du mercato (André Santos, Per Mertesacker, Yossi Benayoun, Mikel Arteta), après un début de saison marqué par aucune victoire lors des 3 premières journées de championnat, dont un humiliant 8 à 2 infligé par leur rival Manchester United.

En France, pour la saison 2016-2017, les instances ont de nouveau innové (comme depuis la saison 2014-2015).

Le mercato d’été ouvre ses portes exceptionnellement tôt, le jeudi 9 juin, et s’achève le mercredi 31 août.

Ces dates – à quelques jours près pour l’ouverture- sont arrêtées pour la quasi-totalité des championnats européens, et en particulier les 5 principaux que sont la Premier League, la Liga, la Bundesliga, la Serie A et la Ligue 1.

En calquant, depuis l’édition 2013-2014, le calendrier de son championnat sur un format automne/printemps et non plus une formule été/hiver, la Russie a, elle aussi, du se faire aux dates classiques du mercato.

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Le mercato d’hiver

Traditionnellement, la période hivernale des transferts dure tout le mois de janvier. Mais cette saison, en France, les dates exactes ne sont pas encore connues.

Il s’agit, en quelque sorte, d’une séance de rattrapage pour tous les clubs ayant un blessé de longue durée dans leur effectif et donc un poste vacant, un joueur ne donnant pas satisfaction que l’on veut vendre ou remplacer, ou encore lorsqu’une équipe mal en point a besoin de beaucoup de renforts, pour ne pas mettre en danger son avenir sportif avec une descente en division inférieure. Ce mercato ne sert pas à grand-chose depuis quelques années. Mais, les clubs sont toujours friands de bonnes affaires.

Par exemple, lors de l’exercice 2013-2014 de Ligue 1, le Fc Sochaux Montbéliard, avant-dernier du championnat à la trêve avec seulement 11 points acquis en 19 rencontres, avait recruté en masse pour tenter de sauver sa peau lors de la seconde partie de saison.

En embauchant le Ghanéen Jordan Ayew, ou encore les Zambiens Mayuka et Sinkala, le club a ainsi failli sauver sa tête dans l’élite.

Malgré une descente en Ligue 2 lors de la dernière journée, les Lionceaux ont glané -avec leur effectif remanié- la bagatelle de 29 points lors des 19 matchs restants. Immense !

La fronde anglaise

En Angleterre, les nombreux transferts réalisés par Newcastle United, lors des hivers 2013 et 2014, ont beaucoup fait réagir la concurrence, et notamment Arsène Wenger. L’entraîneur des Gunners a ainsi affirmé qu’il aimerait que la Fédération Anglaise limite à seulement 2 le nombre de transactions possibles lors de cette période.

D’autres techniciens ont, quant à eux, affirmé vouloir revenir au système précédent, qualifié de “court-termiste”, lorsque les clubs pouvaient acheter ou vendre des éléments durant toute l’année et ainsi être réactifs à tous les aléas qu’un effectif peut rencontrer lors d’une saison.

Ils dénoncent le fait que le système actuel encourage à réaliser des achats “compulsifs” débouchant sur des réussites sportives aléatoires

Les transferts les plus chers de l’histoire

Dans le monde

Depuis l’arrivée de Florentino Perez à la présidence du club, et le début de la fameuse période des Galactiques, le Real Madrid est omniprésent dans ce top 10, avec 60% des plus grosses transactions mondiales jamais enregistrées.

Les 10 plus gros transferts de l’histoire

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Pour le championnat de France

Devant le monopole total du PSG et de l’AS Monaco qui ressort de ce classement, on peut ainsi facilement affirmer que ce sont bien les milliardaires Qataris et les oligarques Russes qui ont récemment fait passer le foot français dans la cour des grands, au moins financièrement.

Joueur Club de départ —> Club d’arrivée Prix (en millions d’euros)
Neymar FC Barcelone —> Paris Saint Germain 222
Edinson Cavani SSC Napoli —> Paris Saint Germain 64
Angel Di Maria Manchester United —>Paris Saint Germain 63
Radamel falcao Atletico Madrid —> As Monaco 60
David Luiz Chelsea —> Paris Saint Germain 49.5
James Rodriguez Fc Porto —> As Monaco 45
Thiago Silva Milan Ac —> Paris Saint Germain 42
Javier pastore Palerme —> Paris Saint Germain 42
Lucas Sao Paulo Fc —> Paris Saint Germain 40
Julian Draxler Vfl Wolfsburg —> Paris Saint-Germain 40

Du championnat de France vers l’étranger

Avec James Rodriguez en tête de ce top 10, on retrouve du beau monde. Considérée comme un championnat tremplin vers d’autres destinations plus prestigieuses, comme par exemple le FC Barcelone, le Real Madrid ou encore Chelsea, qui truste 75% des places sur le podium, on se rend compte que des grands noms du football international ont ainsi foulé les pelouses de la Ligue 1.

Joueur Club de départ —> Club d’arrivée Prix (en millions d’euros)
James Rodriguez As Monaco —> Real Madrid 80
Anthony Martial As Monaco —> Manchester United 80
Eden Hazard LOSC —> Chelsea 40
Michael Essien Olympique Lyonnais —> Chelsea 38
Didier Drogba Olympique de Marseille —> Chelsea 37
Karim Benzema Olympique Lyonnais —> Real Madrid 35
Ronaldinho Paris Saint Germain —> Fc Barcelone 27
Mahamadou Diarra Olympique Lyonnais —> Real Madrid 26
Franck Ribéry Olympique de Marseille —> Bayern Munich 25
David Trézéguet AS Monaco —>Juventus 23

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Décryptage du marché (sources FIFA)

Quelles types de transactions ?

Les transferts peuvent prendre différentes formes. En effet, il peut s’agir :

– d’un achat

– d’un prêt avec option d’achat

– d’un prêt sans option d’achat

– d’un retour de prêt

L’âge moyen des joueurs transférés

Sans surprise, l’âge moyen des joueurs transférés est de 25 ans et 3 mois.

L’équation est simple.

Il s’agit d’acheter un joueur suffisamment mur pour qu’il puisse aligner des prestations de qualité, tout en anticipant une future vente à venir, qui permettrait ainsi à son club de réaliser des bénéfices, mais surtout d’amortir leur investissement, qui, on le rappelle, comporte non seulement le prix d’achat du joueur, mais aussi l’intégralité du salaire et des primes qui lui sont versées pendant toute la durée de son contrat.

Pourquoi est-ce si cher ?

En 1905, l’Anglais Alf Common est devenu, pour 1 000 livres, le 1er joueur transféré de l’histoire. Cette somme, qui nous paraît aujourd’hui bien dérisoire, nous permet surtout de se rendre compte de l’incroyable évolution qu’ont connu les prix des joueurs.

Actuellement, avec des droits TV d’un montant absolument colossal, négociés à l’échelle planétaire, les clubs, et donc les joueurs, s’enrichissent et voient leurs revenus exploser. Mécaniquement, le prix des joueurs ne donc peut qu’augmenter.

L’inflation des prix est aussi liée au travail des agents. Simples intermédiaires, ces derniers prennent une commission sur chaque transaction réalisée sous leur égide. Ainsi, plus le prix du transfert est élevé, plus les agents font des bénéfices.

Les pays les plus concernés

Sur toute l’année 2013, la FIFA a traité 12 309 transferts internationaux et dont le total des indemnités s’élève à 3,7 milliards de dollars, soit un accroissement de 41% par rapport à l’année précédente.

Ainsi, 5018 clubs de 164 pays ont été impliqués dans des transferts internationaux.

Avec 1402 transferts, entrants comme sortants, le Brésil prouve une nouvelle fois que le football constitue chez lui une véritable religion. Logiquement, il s’agit ainsi du pays le plus actif sur le marché.

L’Angleterre, incontestable eldorado du foot-business, dépense plus que tout autre pays en indemnités de transfert. Les sujets de Sa Majesté ont ainsi sorti 670 millions d’euros de leur portefeuille, soit l’équivalent de 25% du total mondial.

Étonnamment, pour la période allant du 1er janvier au 2 septembre 2013, les principaux flux de transferts ont concerné les transferts de joueurs du Portugal vers le Brésil et d’Argentine vers le Chili.

Les flux ayant noté les indemnités les plus élevées ont été enregistrées de l’Espagne vers l’Angleterre et de l’Italie vers l’Angleterre.

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Le fair play financier

Une volonté d’équilibrer les comptes

Via l’instauration de cette nouvelle règle, l’UEFA et son président, Michel Platini, veulent retrouver une forme d’équité sportive entre les clubs.

En effet, avec des joueurs toujours plus chers et des salaires de plus en plus élevés, difficile de se sortir du cercle vicieux du surendettement auquel sont confrontés de nombreux clubs européens.

Le fair-play financier sera d’une importance absolument capitale dans le fonctionnement du monde des transferts dans les années à venir.

En voulant assainir les comptes des clubs, la confédération affirme vouloir “garantir la stabilité à long terme du football”.

Avec des salaires atteignant, en moyenne, 64% du chiffre d’affaire des clubs européens, et un endettement cumulé estimé aux alentours de 8 milliards d’euros, la situation est devenue critique.

En 2010, plus de 60% des clubs du vieux continent étaient déjà en situation de déficit opérationnel avant même les frais financiers, la vente ou l’achat de joueurs.

Il s’agit donc dès maintenant pour tous les clubs d’équilibrer leurs comptes et ne pas dépenser plus que ce qu’ils gagnent.

Quelles sont les règles ?

Les critères qui déterminent si un club respecte le fair-play financier sont au nombre de 4 :

– la possibilité financière pour le club de pouvoir continuer à exercer son activité

– l’absence de fonds propres négatifs

– l’équilibre financier

– l’absence de dettes envers d’autres clubs, ses propres joueurs ou encore le trésor public

Par ailleurs, chaque club devra s’expliquer si sa masse salariale dépasse le seuil de 70% de son budget ou si leur dette est supérieure à son chiffre d’affaire global.

Mais l’UEFA sait la difficulté de cette tâche et ne veut pas réaliser de révolution trop brutalement.

Ainsi, pour les 2 premiers contrôles, effectués en 2013 et en 2014, un déficit allant jusqu’à 45 millions d’euros a été toléré.

Pour la période 2015-2018, le seuil est d’ores et déjà baissé à 30 millions d’euros. Après cette date, l’UEFA l’ajustera en fonction des résultats obtenus.

Les premières sanctions

A l’issue de la saison 2013-2014, 76 clubs sur les 237 ayant participé à une compétition européenne ont ainsi été sommés de s’expliquer.

Finalement, seuls 9 clubs au total auront été châtiés.

Sans surprise, on retrouve, parmi les punis, les nouveaux riches du Paris Saint Germain et Manchester City, lourdement sanctionnés par l’instance.

Ainsi, le Paris Saint Germain s’est vu sanctionner d’une rétention de gains à hauteur de 60 millions d’euros (mais dont 40 seront remboursés si le PSG équilibre ses comptes d’ici 2 ans). Au lieu de 25, il ne pourra inscrire que 21 joueurs sur sa liste pour la prochaine édition de la Ligue des Champions, et dont 5 devront avoir été formés localement.

En plus d’avoir “considérablement revu à la baisse le contrat entre le PSG (sponsorisé par PMU) et Qatar Tourism Authority” , le club parisien ne pourra plus toucher à sa masse salariale et donc augmenter ses joueurs, et ce jusqu’à 2016.

Néanmoins, les champions de France en titre se sont engagés à présenter un déficit maximum de 30 millions d’euros la saison prochaine, et nul dans 2 ans.

Avec les 7 autres sanctionnés que sont Galatasaray, le Zénith Saint Pétersbourg, Bursaspor, l’Anzhi Makhatchkala, le Rubin Kazan, Trabzonspor ou encore le Levski Sofia, l’UEFA aura été plus clémente.

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Le panel des sanctions

Le non respect du fair-play financier met les clubs sous la menace de 8 sanctions possibles.

1. La mise en garde

2. Le blâme

3. L’amende dans la limite de 100 000€

4. La déduction de points

5. La rétention de recettes provenant d’une compétition UEFA (60 millions pour le PSG)

6. L’interdiction d’inscrire de nouveaux joueurs dans des compétitions de l’UEFA

7. La restriction du nombre de joueurs qu’un club peut inscrire pour participer aux compétitions de l’UEFA

8. L’exclusion des compétitions en cours ou futures, voire le retrait d’un titre

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