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FIFA : Gianni Infantino « pas le bienvenu » en Caraïbes mais plébiscité par la Nouvelle-Calédonie

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FIFA : Gianni Infantino "pas le bienvenu" en Caraïbes mais plébiscité par la Nouvelle-Calédonie
Gianni Infantino, président de la FIFA ©Alamy

La crise de gouvernance à la FIFA vient de prendre un tour à la fois symbolique et politique. D’un côté, Gianni Infantino, président de l’instance, s’est vu signifier qu’il n’était pas le bienvenu à un tournoi junior en République dominicaine. De l’autre, la Fédération calédonienne de football (FCF) a réaffirmé son soutien au patron de la FIFA et promis de voter pour lui en 2027. Deux visages d’un football mondial en pleine tension.

“Au nom du football, vous n’êtes pas le bienvenu”

Tout part d’un tournoi U14 organisé par l’Union caribéenne de football (CFU), en République dominicaine. Gianni Infantino devait y assister, dans le cadre de ses déplacements officiels. Mais après l’annonce de son projet controversé de vendre des parts de la Coupe du monde à des investisseurs privés, la grogne monte dans plusieurs confédérations.

Victor Montagliani, président de la CONCACAF et vice-président de la FIFA, lui adresse alors une lettre sans équivoque : sa présence “affaiblirait” l’événement et détournerait l’attention du football des jeunes. En clair, on lui demande de “reconsidérer” sa venue, au nom de l’intérêt du sport. Pour le patron de la FIFA, c’est un nouvel affront public, qui illustre la défiance grandissante d’une partie du monde du football à son égard.

La Nouvelle-Calédonie choisit son camp

Pendant que la CONCACAF ferme la porte à Infantino sur un tournoi de jeunes, la Nouvelle-Calédonie, elle, ouvre grand la sienne. La Fédération calédonienne de football a clairement indiqué qu’elle soutenait le président sortant, malgré la tempête qui secoue la FIFA.

Steeve Laigle, président de la FCF, reconnaît une « faute politique » dans la communication autour du projet financier, mais défend un Infantino qui, selon lui, a “redonné des moyens et des places aux petites nations”. Résultat : la Nouvelle-Calédonie a déjà annoncé qu’elle voterait pour lui lors de l’élection à la présidence de la FIFA, prévue en mars 2027 au Maroc.

Ce positionnement tranche nettement avec celui de la Nouvelle-Zélande, qui a retiré son soutien, et avec la ligne dure de la FFF, très critique envers le projet de privatisation partielle de la Coupe du monde.

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