Le Congrès américain ouvre une enquête sur Gianni Infantino et ses liens avec Donald Trump.
La FIFA se retrouve au centre d’une nouvelle controverse politique. L’instance mondiale du football espérait capitaliser sur le succès populaire de la Coupe du monde 2026. Toutefois, elle doit désormais faire face à une enquête parlementaire susceptible d’avoir d’importantes répercussions sur son image.
Depuis plusieurs mois, les relations entre le président de la FIFA, Gianni Infantino, et le président américain Donald Trump alimentent les débats. Selon The Guardian, plusieurs membres de la Chambre des représentants des États-Unis ont officiellement lancé une enquête visant à examiner les relations entre la FIFA et Donald Trump.
Le Congrès américain cible Gianni Infantino
Le représentant démocrate Jamie Raskin, figure de la commission judiciaire de la Chambre des représentants, a adressé une lettre officielle à Gianni Infantino. Le parlementaire exige que le président de la FIFA transmette l’ensemble des échanges, paiements, cadeaux, avantages ou communications susceptibles de démontrer des liens privilégiés avec Donald Trump ou son entourage.
Les enquêteurs réclament également les registres des visiteurs des bureaux de la FIFA installés dans la Trump Tower à Manhattan. Ces documents devront être remis avant le 9 août, date fixée par la commission pour poursuivre ses investigations.
Une audition demandée au président de la FIFA
Au-delà de la remise des documents, le Congrès souhaite également entendre Gianni Infantino. Le président de la FIFA est invité à participer à un entretien retranscrit devant les membres de la commission afin de répondre aux nombreuses interrogations. Toutefois, cette demande reste, pour le moment, non contraignante.
Les démocrates ne disposant pas de la majorité à la Chambre des représentants, ils ne peuvent imposer cette audition sans obtenir le soutien d’élus républicains. La suite de la procédure dépendra donc largement de l’évolution du rapport de force politique au Congrès.
La suspension controversée du carton rouge de Folarin Balogun relance les soupçons
L’un des épisodes ayant renforcé la méfiance des parlementaires concerne la Coupe du monde 2026. Lors du seizième de finale opposant les États-Unis à la Bosnie-Herzégovine, l’attaquant américain Folarin Balogun avait reçu un carton rouge.
Quelques jours plus tard, la FIFA annonçait pourtant la suspension de cette sanction pendant une année, permettant ainsi à Balogun de participer au huitième de finale. Une décision exceptionnelle qui avait immédiatement suscité une vague de critiques dans le monde du football.
Les révélations ultérieures affirmant que Donald Trump avait personnellement contacté Gianni Infantino pour évoquer ce dossier ont considérablement alimenté la polémique.
La politique tarifaire de la Coupe du monde 2026 également examinée
L’enquête parlementaire ne se limite pas aux liens entre Gianni Infantino et Donald Trump. Les élus souhaitent également faire la lumière sur la politique commerciale adoptée lors de la Coupe du monde 2026.
Le recours au dynamic pricing, système consistant à ajuster automatiquement le prix des billets en fonction de la demande, fait notamment l’objet de nombreuses critiques.
Cette stratégie a entraîné une flambée spectaculaire des tarifs pour plusieurs rencontres, provoquant la colère de nombreux supporters.












