Le rideau s’est levé sur la Coupe du Monde 2026 dimanche avec le sacre de l’Espagne face à l’Argentine au MetLife Stadium 1-0. Une finale vécue par de nombreux observateurs comme une démonstration de la Roja, tant les hommes de Luis De La Fuente ont dominé les débats face à des Argentins amorphes et tétanisés, peut-être emportés par l’enjeu.
L’Espagne, maîtresse du Monde ?
La finale de la Coupe du Monde 2026 laissera des traces. Dans les mémoires espagnoles, elle est un symbole de la domination totale de la Roja depuis plus de deux ans. Une domination qui se rapproche de celle de la génération 2010 avec 3 trophées majeurs consécutifs : 2 euros (2008 et 2012) et le Mondial 2010. Emmenée par Luis De La Fuente, l’équipe espagnole a mis sa patte sur la compétition avec un démarrage timide (0-0 contre le Cap Vert) avant d’atteindre sa vitesse de croisière en phase à élimination directe et de livrer un récital face à la France en demi-finale.
L’Argentine s’effondre en finale
Dans les esprits argentins, c’est un tournoi placé sous le signe de la résilience. L’Albiceleste a fait montre d’un redoutable engagement et d’une combativité à la limite de la violence. Fédérée autour de la légende mondiale, Lionel Messi, la génération qui a tout gagné (2 Copa America et la Coupe du Monde 2022) a visé le back to back avec une détermination, décriée par certains observateurs mais efficace sur le terrain. Mais en finale, la marche a semblé trop haute. 90 minutes de supplice plus 30 minutes de calvaire, face à une équipe espagnole plus jeune et plus affamée.
Florent Gautreau : “C’est une honte”
Du regard de certains observateurs, la finale de la Coupe du Monde 2026 ne restera pas dans les annales. La faute aux Argentins qui ont choisi un jeu sans ambition, avec la peur au ventre, préférant donner des coups plutôt que de prendre des risques dans le jeu. Parmi les détracteurs de la stratégie argentine, Florent Gautreau, une voix marquante et très entendue du monde du football en France.
Invité sur le plateau de l’After Foot sur RMC Sport, le consultant sportif a violemment taclé la prestation des Ciel&Blanc après leur défaite. D’ordinaire mesuré, Florent Gautreau est sorti du bois et a poussé un coup de gueule après la large domination espagnole. Pour lui, le score sec ne reflète pas l’écart entre les deux équipes.
« Le côté garce des Argentins ne me dérange pas, mais il faut aussi voir leur côté footballeur. 18 tirs à 0 au bout de 90 minutes, ce n’est pas normal, c’est une honte », a-t-il lancé. Marqué par l’impuissance totale de l’Argentine avec un compteur de statistiques bloqué à 0 (aucune occasion, aucun tir cadré, une équipe asphyxiée par le pressing et la possession espagnole), il conclut avec une analyse qui fait grincer des dents surtout à Buenos Aires : “En gros ce soir, à la fin de cette finale, il ne reste rien en termes de jeu”.















