Gérard Piqué a été condamné à une amende de 200 000 euros pour délit d’initié après une opération boursière controversée.
Gerard Piqué traverse aujourd’hui une zone de turbulences loin des terrains. Retraité depuis plusieurs années et pleinement investi dans ses activités entrepreneuriales, l’ancien international espagnol voit désormais son nom associé à une affaire de délit d’initié.
Lundi, la Commission nationale du marché des valeurs espagnol (CNMV) a officiellement sanctionné l’ancien défenseur du FC Barcelona d’une amende de 200 000 euros. En cause : une opération financière jugée illégale réalisée en janvier 2021 autour de la société Aspy Global Services.
Une opération boursière réalisée avant une annonce stratégique
Selon plusieurs médias espagnols, Gérard Piqué aurait acheté 104 166 actions de la société Aspy Global Services le 20 janvier 2021. Cette entreprise spécialisée dans la santé et la sécurité au travail était alors au cœur de discussions confidentielles avec Atrys Health, intéressé par son rachat.
Deux jours plus tard seulement, les négociations ont été rendues publiques. Le 26 janvier, Atrys Health officialisait une offre de rachat évaluée à 223 millions d’euros. Immédiatement, le cours de l’action Aspy s’est envolé, enregistrant une hausse proche de 20 %.
Les autorités espagnoles estiment que Piqué a bénéficié d’informations privilégiées avant l’annonce publique de l’opération et qu’il a ensuite profité financièrement de cette hausse spectaculaire. Si la CNMV n’a pas communiqué le montant exact des gains réalisés par l’ancien joueur, plusieurs médias espagnols évoquent un bénéfice estimé autour de 50 000 euros.
Francisco José Elías Navarro également sanctionné
L’enquête menée par le régulateur espagnol pointe également du doigt l’homme d’affaires Francisco José Elías Navarro. Ce dernier, actionnaire important d’Aspy à l’époque des faits, aurait transmis les informations confidentielles à Gérard Piqué avant leur divulgation publique.
Considéré comme la source de cette fuite interne, Navarro a lui aussi été condamné financièrement. La CNMV lui a infligé une amende de 100 000 euros pour « divulgation illégale d’informations privilégiées ».
Les deux hommes disposent néanmoins de la possibilité de faire appel devant la Haute Cour espagnole.












