Jonathan David pourrait quitter la Juventus dès l’été. Luciano Spalletti et la direction jugent sa saison comme décevante.
À Turin, l’exigence est permanente, l’évaluation constante et la patience limitée. Dans ce contexte rigoureux, la situation de Jonathan David suscite déjà de nombreuses interrogations en interne.
L’international canadien est arrivé avec des attentes élevées et un statut de buteur confirmé. Il traverse une première saison contrastée sous le maillot bianconero. Les chiffres, sans être catastrophiques, peinent à convaincre pleinement un club habitué à viser l’excellence offensive.
Des performances jugées insuffisantes par la direction
Selon Nicolò Schira, la direction de la Juventus ainsi que l’entraîneur Luciano Spalletti ne seraient pas satisfaits des prestations de Jonathan David.
Le club aurait ouvert la porte à un départ dès le prochain mercato estival. Les Turinois commenceraient à explorer le marché afin d’évaluer les offres potentielles. Une position forte, compte tenu de la durée du contrat de l’attaquant, lié à la Juventus jusqu’au 30 juin 2030.
Cette clause longue durée, censée sécuriser l’investissement, pourrait désormais devenir un levier stratégique pour maximiser une éventuelle vente.
Un bilan statistique en demi-teinte
Sur le plan purement comptable, Jonathan David affiche 8 buts et 5 passes décisives en 36 apparitions toutes compétitions. Des statistiques honorables, mais insuffisantes pour un attaquant recruté afin de porter l’efficacité offensive du club.
Dans les grands rendez-vous, l’impact reste limité. Le match de Ligue des champions face à Galatasaray a particulièrement cristallisé les critiques. Auteur d’une prestation jugée décevante lors de cette rencontre à haute intensité, le Canadien n’a pas su peser sur la défense adverse ni se montrer décisif dans les moments clés.
Ce type de performance, dans un contexte européen exigeant, renforce les doutes internes.
Une adaptation difficile au contexte turinois
La Juventus évolue dans un environnement tactique strict, où la discipline collective prime sur l’expression individuelle. L’intégration de Jonathan David semble avoir été plus complexe que prévu.
Son positionnement, parfois isolé en pointe, et son manque de connexion régulière avec le milieu créatif ont limité son influence dans le jeu. Si son activité et sa mobilité sont reconnues, son efficacité dans les zones décisives est scrutée avec sévérité.














