Paulo Fonseca critique la Coupe du monde 2026 aux États-Unis et évoque un possible boycott européen.
À quelques mois d’un été qui s’annonce brûlant sur le plan sportif, le football mondial se retrouve au croisement des enjeux géopolitiques. La perspective de la Coupe du monde 2026 organisée notamment aux États-Unis ravive les débats.
Dans un entretien accordé à L’Équipe, Paulo Fonseca, actuel entraîneur de l’Olympique Lyonnais, a livré une prise de position sans détour sur la tenue du Mondial américain.
Un boycott de la Coupe du monde 2026 évoqué en Europe
Depuis janvier, plusieurs voix se sont élevées pour évoquer un éventuel boycott de la Coupe du monde organisée aux États-Unis. Ceci est une réaction aux tensions diplomatiques provoquées par le président américain Donald Trump.
Des déclarations liées à la volonté américaine de s’emparer du Groenland, ainsi que des menaces de taxes douanières accrues envers certains États européens, ont nourri un climat de crispation internationale.
L’ancien président de la FIFA, Sepp Blatter, avait notamment relayé ces interrogations, tout comme plusieurs responsables et observateurs en Allemagne.
Paulo Fonseca : « le football ne mérite pas ça »
Interrogé sur la pertinence d’un boycott, Paulo Fonseca a reconnu ne pas savoir si les sélections européennes devraient refuser de participer à la compétition. Toutefois, son discours traduit un malaise profond.
Il a affirmé que ceux qui aiment le football voudraient que la compétition se déroule ailleurs. Le technicien portugais critique frontalement la ligne politique américaine actuelle. Selon lui, la priorité donnée aux intérêts économiques s’est faite au détriment des plus vulnérables.
« Le président américain n’a pas pensé aux personnes. Il a pensé à l’argent », a-t-il déclaré. Des propos qui s’inscrivent dans une critique plus large du mélange entre sport, pouvoir et stratégie économique.
Une attaque contre le prix de la paix de la FIFA
Paulo Fonseca ne s’est pas limité à la question du boycott. Il a également dénoncé l’attribution d’un prix de la paix de la FIFA à Donald Trump, estimant que « le football ne mérite pas ça » et qualifiant cette décision de « honte ».
Cette déclaration place l’entraîneur lyonnais au cœur d’un débat qui dépasse largement le cadre sportif. L’ancien coach du AC Milan et du Lille OSC assume une position tranchée.















