Hamza Igamane pourrait manquer de longs mois après une rupture des ligaments, un coup dur pour le Maroc et le LOSC.
La finale de la Coupe d’Afrique des nations s’est disputée dans une atmosphère électrique à Rabat. Tout semblait réuni pour écrire une nouvelle page d’histoire du football marocain face à un Sénégal solide et expérimenté. Pourtant, bien avant que le sort du trophée ne soit définitivement scellé, un événement est venu assombrir la nuit des Lions de l’Atlas.
Entré en jeu lors de la prolongation, Hamza Igamane incarnait alors un espoir offensif. Quelques minutes plus tard, le silence s’est installé. L’attaquant s’est écroulé, touché au genou, incapable de poursuivre. Le Maroc a terminé la rencontre à dix, mais surtout privé d’un atout offensif.
Hamza Igamane, une ascension fulgurante stoppée net
À 23 ans, Hamza Igamane s’était imposé comme l’un des visages forts de la saison, tant en club qu’en sélection. Son parcours récent racontait celui d’un attaquant en pleine maturité, capable de faire la différence. Au LOSC, il s’était rapidement affirmé comme le fer de lance du dispositif offensif. Il a cumulé neuf réalisations toutes compétitions confondues et assumé un rôle central dans le projet de jeu de Bruno Genesio.
Son profil explosif, mêlant vitesse, puissance et sens du but, avait permis à Lille de rester compétitif sur plusieurs tableaux. En sélection, Walid Regragui voyait en lui une alternative crédible, voire un futur titulaire. Cette finale de CAN devait être une étape supplémentaire dans sa confirmation au plus haut niveau.
Le verdict médical redouté et ses conséquences immédiates
En conférence de presse d’après-match, Walid Regragui n’a pas masqué son inquiétude. Selon les premières évaluations du staff médical, une rupture du ligament croisé est fortement suspectée. Une hypothèse lourde de conséquences, tant sur le plan sportif qu’humain. Sorti en larmes, Igamane savait déjà que cette blessure pouvait signifier une longue absence, au moment même où sa carrière semblait prendre un tournant décisif.
Si ce diagnostic se confirme, le LOSC devra composer sans son meilleur buteur pour de longs mois. Une indisponibilité estimée, dans le pire des scénarios, jusqu’à l’été 2026. Une perspective qui bouleverse la planification sportive du club nordiste, engagé dans un calendrier dense entre Ligue 1 et compétitions européennes.












