Samuel Eto’o a été lourdement sanctionné par la CAF après sa colère en tribunes lors de Cameroun–Maroc à la CAN.
L’élimination du Cameroun en quart de finale de la Coupe d’Afrique des nations face au Maroc n’a pas seulement mis fin au parcours sportif des Lions Indomptables. Elle a également déclenché une onde de choc institutionnelle qui continue d’agiter le football africain. Au cœur de la controverse, Samuel Eto’o, président de la Fédération camerounaise de football (FECAFOOT), dont l’attitude en tribunes a conduit à une sanction immédiate.
Une CAN marquée par les tensions hors du terrain
Cameroun nourrissait de grandes ambitions dans cette CAN. Toutefois, le scénario s’est retourné contre les hommes en vert, rouge et jaune. Battus 2-0 par le Maroc à Rabat, les Lions Indomptables ont quitté la compétition dans un climat de frustration palpable. Très vite, l’attention s’est déplacée des débats sportifs vers les coulisses de la rencontre.
Dans la tribune officielle, Samuel Eto’o est apparu particulièrement remonté, visiblement irrité par certaines décisions arbitrales. L’ancien capitaine emblématique du Cameroun aurait exprimé sa colère de manière véhémente, à proximité directe du président de la CAF, Patrice Motsepe, ainsi que de Fouzi Lekjaa, président de la Fédération marocaine de football.
La décision rapide et lourde de la CAF
Quelques jours seulement après les faits, la CAF a rendu son verdict. L’instance continentale a infligé à Samuel Eto’o une suspension de quatre matches, assortie d’une amende de 17 000 euros. Une sanction jugée particulièrement lourde par la FECAFOOT, d’autant plus que la communication officielle de la CAF n’a fourni aucune motivation explicite.
Dans un communiqué officiel, la Fédération camerounaise de football a vivement dénoncé une décision qu’elle estime contraire aux principes fondamentaux du droit. La FECAFOOT évoque une sanction « dépourvue de toute motivation explicite » et soulève de « sérieuses réserves au regard des exigences d’un procès équitable ». Une réaction ferme, qui traduit l’exaspération croissante des dirigeants camerounais face à ce qu’ils perçoivent comme un acharnement institutionnel.













